‹ La fleur merveilleuseChapitre 32 sur 125 · ACTE PREMIER. 6l · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. 6l

S P E R A N Z A , refusant.

Je VOUS dois, éphémère.

L'illusion d'un peu de tendresse de mère, Vous me devez l'espoir d'être heureuse ici-bas : Ce double plaisir pur ne le salissons pas.

RÉGINE

Alors, adieu, ma fille...

Lui ou>Tant ses bras.

Et viens que je t'embrasse!

\'oyant que Spéranza, confuse, hésite.

Viens ! tous les malheureux sont de la même race !

Elles s'embrassent; puis Spiranza, après un long regard affectueux adressé à Gilbert endormi, va à la porte du fond et l'ouvre. C'est le beau temps après l'orage ; un rayon de lune éclaire le seuil de l'auberge, répandant sa clarté sur la Bohémienne.

SPÉRANZA, à Régine.

Regardez ce ciel pur... voici quelques instants.

Qui donc eût voulu croire au retour du beau temps .^

Il suffit d'un rayon pour qu'un bonheur renaisse!

Vous avez vos baisers, il a, lui, sa jeimesse,

Tout vous dit d'espérer... Mais les beaux jours venus,

Repensez quelquefois à la fille aux pieds nus...

Elle sort lentement, suivie du regard par Régine, et referme la porte.

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