‹ La fleur merveilleuseChapitre 33 sur 125 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

RÉGINE, GILBERT, endormi.

RÉGINE, à soi-même.

Déjà je me prenais à l'amorce illusoire!

Faut-il qu'on ait besoin d'espérer et de croire,

Pour qu'à demi noyé, sombrant si loin du bord,

Au brin d'herbe qui passe on se raccroche cncorî

J'ai prié dans le temple où les grands fûts de pierres

Font un bout de conduite aux plus humbles prières.

Et n'ayant pas perçvi la réponse du ciel.

J'ai renié le Christ étendu sur l'autel!

Eli bien dans ce moment, tout au fond de mon àme.

Pleine de nuit pourtant, veille encore une flamme!

*Dans ce moment où mon espérance est à bout,

*0ù je ne crois à rien, où je doute de tout,

* Où je dis qu'aucun dieu de pitié ne m'écoute,

*Ce dont je doute encor le plus, c'est de mon doute !,..

Allons! il est passé, Seigneur, le temps qu'il faut

Pour que ta voix lointaine arrive de là-haut !

Réponds-moi donc enfin!... Pourquoi de la démence

Dans l'amour, ton chef-d'œuvre, as-tu mis la semence!»

* Les vers précédés cVun astérisque dans cette scène et au cours des actes suivants sont ceux qui ont été supprimés à la représentation.

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