‹ La flore alpineChapitre 26 sur 35 · GES · texte numérisé non relu

GES

Les Dryades, nymphes des bois, sont oubliées depuis Jongtemps; elles se sont réfugiées sur les hauteurs où elles se sont transformées en fleurs gracieuses qui protègent encore les forêts parce que, arbustes traînants sur Je sol, elles maintiennent la fraîcheur et l'humidité nécessaires à Ja germination des graines d'arbres. Le Rév. Friend parle longuement des Dryades dans son beau livre sur le Flower lore!.

1 Révérend Friend, Flowers and Flower lore, Vol. ]., p. p. 38 et

suivantes.

Geum

Fr. : Benoite; all. : Benedictenkraut ; angl. : Avens.

NS

Calice persistant à 10 divisions sur deux rangs, les 5 extérieurs plus petits formant un calicule; 5 pétales, rarement davantage : étamines nombreuses.

G. reptans (fig. 57). C’est une belle plante à la souche dure et brunâtre, émettant de Jongs stolons en forme de fils rouge-brun qui donnent de nouveau naissance à des touffes ; feuilles profondément incisées; fleurs très grandes, d’un beau jaune, auxquelles succèdent des houppes d’arêtes plumeuses, tordues en spirales. Juilletaoût, dans les pierriers et les rochers des hautes régions alpines, de 1900 à 2000 m.

Le G. montanum en diffère par sa tige non stolonifère, ses tiges dépassant les feuilles, celles-ci à segments très inégaux, le terminal très grand, ses fleurs plus petites et d’un jaune plus foncé. Croît dans les pâturages de toutes nos montagnes entre 1000 et 2000 m.

Ces deux Benoites se cultivent, la première dans Ja fente d’un rocher tourné au levant ou au couchant, en situation fraîche mais pas humide; le second avec la plus grande facilité dans tout sol.sain au demi-soleil. Leurs racines exhalent une légère odeur de clou de Girofle. Êlles sont utilisées dans nos montagnes pour stimuler les fonctions digestives et le vin qu’on en fait est un bon stomachique. On s’en sert aussi en décoction et bains chauds pour guérir les panaris.

Spiraea Aruncus Fr. : Reine des Bois ; all. : Geissbart ; angl. : Goats beard

ou Meadowsweat.

C’est cette plante robuste à la tige dressée, dépassant souvent un mètre et demi, aux grandes feuilles trois fois

divisées, aux fleurs d’un blanc jaunâtre, petites, très nombreuses, formant, par leur ensemble, une vaste panicule pyramidale d’une très grande beauté et qui fleurit en maijuin dans les taillis humides de nos régions de montagnes. Elle produit des effets superbes dans Jes lieux frais des parcs et des jardins d'agrément.

Potentilla

Fr. : Potentille ; all. : Fingerkraut ; angl. : Cinquefoil.

Calice persistant, à 8-10 lobes sur deux rangs; ) et parfois 4 pétales entiers ou échancrés ; étamines nombreuses.

P. aurea (fig. 58). Plante basse, à tiges grèles et couchées : feuilles à 5 folioles ovales d’un vert Juisant, velues, soyeuses sur les bords; fleurs jaune vif, orangé à Ja base, disposées en lâche panicule. Fleurit en juin-août sur les prairies et les pâturages de toutes nos montagnes dans la zone alpine et subalpine.

P. alpestris, se distingue surtout par ses feuilles non Juisantes, celles de Ja base disposées tout autour de Ja tige (seulement de deux côtés chez aurea). Fleurit en juillet-août dans les régions moyennes des Alpes et du Jura.

P. minima. C'est une P. aurea minuscule aux feuilles trifoliolées, aux fleurs petites, jaunes et solitaires qu’on rencontre dans les pâturages rocheux des Alpes entre 1400 et 2500 m.

P. grandiflora (fig. 59), a les tiges élevées (de 10 à 30 cm.), rameuses, les feuilles trifoliolées et d’un vert grisâtre, poilues, profondément dentées, les fleurs grandes, d’un beau jaune d’or et fleurit sur les pentes sèches et chaudes des Alpes.

P. nivea. Petite plante à feuilles velues, grisâtres, à 3 folioles blanc de neige en dessous; fleurs jaunes. Fleurit en juillet-août sur les pentes élevées des Alpes, entre 1800 et 2500 m. Le P. frigida, en diffère par l'aspect sombre de son feuillage très velu et un peu visqueux, par ses feuilles petites à 3 folioles incisées-dentées tout autour, par ses petites fleurs jaune verdâtre aux pétales dépassant peu le calice. Elle croît dans les lieux élevés des Alpes, sur les arêtes balayées par les vents, sur les cols et les sommets nus, entre 2200 et 2600 m.

P. rupestris (fig. 60). Plante pubescente-glanduleuse, à tiges d’un brun rougeâtre, rameuses, dressées, à feuilles pennées, à 5-7 divisions, à fleurs blanches, nombreuses, en panicules lâches. Juillet-août, dans les lieux chauds et secs

des Alpes granitiques.

P. caulescens. C’est une plante touffue qu’on voit

endre des rochers calcaires ensoleillés de nos Alpes et

dont le feuillage argenté-soyeux et les fleurs blanc jaunâtre forment des plaques au sein des rochers les plus durs.

Les Potentilles se cultivent aisément, sauf pourtant les nivea et les frigida qui exigent plus de soins, dans toute rocaille exposée au soleil ; caulescens veut un mur ou la fente ensoleillée d’un rocher. Dans les jardins alpins, on cultive deux espèces himalayennes de grande beauté; ce sont les P. atrosanguinea, à fleur rouge sang qui, au jardin de Ja Rambertia, à 2000 m. d’altitude, devient une véritable merveille, et Nepalensis, à fleurs rose tendre veiné de carmin vif.

Rosa alpina (fig. 61) Fr. : Rose des Alpes.

Les Eglantines sont fréquentes dans les Alpes. Elles se présentent sous plusieurs formes dont Ja plus aimée est J’alpina ou Rose sans épines, les aiguillons étant, chez elle,

remplacés par de petites pointes très disséminées et à peine visibles. Elle forme des buissons bas, ne s’élevant guère à plus de 1 m. à 1 m. 25 et se garnissant de belles fleurs du carmin le plus pur, au parfum délicat. Les fruits (cynorrhodons) sont utilisés en conserves astringentes usitées dans les diarrhées chroniques et les graines, lavées et utilisées à l’état sec, fournissent un thé excellent que boivent, à l'exception de tout autre, les végétariens. Ce thé se cuit pendant une heure et a un goût fin et un parfum délicat ‘.

Dans nos jardins elle réussit et prospère, mais ses fleurs ont moins d'éclat qu’à la montagne.

Dans les Alpes calcaires occidentales-méridionales et sur le Jura, on rencontre un rosier bas, aux tiges rameuses de 5o cm. à 1 m., garnies d’épines fines et inégales et de feuilles à 7-11 folioles arrondies et petites, portant de nombreuses fleurs grandes, d’un blanc légèrement jaunâtre auxquelles succèdent de petits cynorrhodons bruns qui passent au noir violet; c’est le À. pimpinellifolia. 1] fait merveille dans les jardins. Le À. pomifera est un

ros arbuste touffu aux rameaux courts et droits, qui à de grandes folioles oblongues, des fleurs d’un beau rose, très odorantes et des cynorrhodons charnus, ovales, arrondis recouverts de poils résineux qui sentent le sapin.

Aljchemilla

Fr. : Alchimille ; all. : Frauenmantel ; angl. : Lady's mantle ou Lady's Smock.

Fleurs insignifiantes, formées d’un calice et dépourvues de corolle ; 1-4 étamines.

1 La Rose des Alpes, dit E. Rambert, est une Eglantine qui n'a pas de rapport avec le Rhododendron, auquel on a le plus grand tort de donner ce nom-la. 1] ne faudrait pas beaucoup de confusions semblables pour que le langage devint une énigme perpétuelle. Les Alpes Suisses,

vol. }, p. 1

Ce sont des plantes peu brillantes, mais dont le feuillage, souvent argenté en dessous, est charmant. Quand Ja feuille plissée et soyeuse de l’Alchimille contient sa large goutte de rosée et scintille au soleil du matin dans Ja grande sérénité du monde alpin, l'effet produit est délicieux. Ce sont autant de perles dans la parure de J’Alpe, autant de diamants qui scintillent et concourent pour Jeur bonne part à l’embellissement du grand tableau, au charme de la belle symphonie.

Les Alchimilles jouent d’ailleurs un rôle important dans l’économie de la montagne, car elles y constituent le plus excellent élément du fourrage. Lord Avebury a relevé ce fait, que nous lui avions signalé en 1898, dans son beau livre sur les beautés de la nature’, c'est que la qualité du fromage de Gruyère tient essentiellement à l'abondance de J Alchimille.

En Islande, l’Alchimille est une plante sacrée qu'on nomme Mariastaikker qui passe pour donner un sommeil paisible à quiconque en a quelques branches sous son oreiller.

À. alpina (fig. 62) a les tiges grêles, les feuilles palmées, à 5-9 divisions dentées au sommet, vertes et glabres en dessus, argentées-soyeuses en dessous, les fleurs en petits corymbes paniculés. Fleurit tout lJ’été dans toutes nos montagnes. L’.4. vulgaris a les feuilles entières, à pourtour arrondi, à 5-9 divisions ovales et dentées et les fleurs en petits panicules.

On rencontre, en outre, dans nos montagnes les Ælchemilla fissa, plante glabrescente se rapprochant de vulgaris dont elle se distingue par les lobes de ses feuilles à dentelures peu profondes et séparés entre eux par une fissure pénétrant dans le limbe; pentaphyllea, à tiges grêles et flexueuses, à feuilles palmées et sectionnées en 3-5 seg-

1 Sir John Lubbock, Beauties of Nature, p. 194.

ments petits et cunéiformes. Celle-ci se distingue d’ailleurs à première vue des autres par ses tiges stolonifères qui émettent des racines à leurs nœuds et par sa nature envahissante. Elle forme, sur les pentes nivales peu inclinées des Alpes, entre 2000 et 2500 m., de véritables landes qui indiquent toujours un endroit humide et froid.

S CB

FAMILLE DES ONAGRARIÉES 3:13

Famille des Onagrariées

SC

Plantes herbacées ou arbustes ; feuilles opposées ou alternes, simples et sans stipules; fleurs généralement solitaires ou réunies en grappes ou en épis; calice généralement à quatre divisions formant une valve qui, comme chez J'Oenothera macrocarpa, est très longue; pétales alternes portés avec les étamines, en nombre égal ou double, sur le calice ; style simple; fruit généralement capsulaire, quelquefois en forme de baie {Fuchsia).

Epilobium

Fr. : Epilobe ; all. : Weidenroeschen ; angl. : Frenchwillow.

Calice à tube allongé, non prolongé au-dessus de l'ovaire, à limbe caduc après Ja floraison, à 4 lobes ; pétales au nombre de quatre ; huit étamines en deux séries inégales.

E. angustifolium (E. spicatum). C’est cette plante aux tiges robustes et élevées, garnies de feuilles Jlauréolées à l'aspect de feuilles de saules qu'on nomme Laurier de St-Antoine en France et chez nous Saule ou Osier fleuri et qui donne les superbes épis carmin très vif qui sont l’une des plus belles décorations de nos paysages montagnards. 1] pousse dans les clairières fraiches et rocailleuses de toutes nos montagnes, où il] fleurit de juillet à septembre et produit un effet parfois saisissant. Ces larges massifs roses — car Ja plante pousse toujours en massifs et quelquefois ces massifs deviennent des pentes entières qui se recouvrent de fleurs carmin vif — sont l’une des gloires de Ja nature et la note qu’ils donnent à l’ensemble dans la

grande harmonie des couleurs, est celle de Ja gaieté, du triomphe, de la certitude et du bonheur. Ils sont heureux de vivre les fiers Epilobes des clairières alpines, heureux, fiers de la belle part qui leur est faite, un peu exclusifs sans doute, car ils sont durs au faible et entendent, dans Jeur glorieuse beauté, que nul ne les gêne, que rien ne les affaiblisse et que tout compétiteur soit écarté et vaincu. Les Fribourgeois nomment cette plante Salade de lièvres, ceux-ci passant pour être très friands de ses feuilles, qui sont, paraît-il, vulnéraires et détersives.

Dans nos jardins où l’Epilobe-Saule a sa place bien marquée, il est plutôt envahissant et il doit être placé à demiombre, dans les lieux rocailleux et frais. 1] en existe de très beaux massifs, en pleine ville de Londres, dans Saint-James Park, qui font un effet superbe de mai en juillet. Nous en cultivons, à Floraire, une superbe variété à fleur blanc pur qui est très admirée des visiteurs.

E. Dodonaei (E. Fleicheri) (fig. 63) est cette plante à beaux épis de grandes fleurs rose clair chez la corolle, carmin vif chez le calice, animant les graviers des Alpes, Je lit des torrents desséchés, les interstices des moraines glaciaires et qui, suivant le principe de Ja race, colonise et envahit toute la place.

L'E. rosmarinifolium, en diffère par ses formes plus élevées, son port plus ramifié, ses Jongues grappes de fleurs d’un rose moins vif: il croît dans les carrières et les lieux pierreux des montagnes surtout calcaires.

Tous deux se cultivent avec succès dans les rochers et talus rocheux, voire même dans les murs en plein soleil.

L'E. alpinum est une toute petite plante aux tiges grêles, aux feuilles oblongues, glabres, d’un vert luisant, disposées en rosettes; ses fleurs sont petites, rose carmin très vif et en épi recourbé. Ï] croît dans les lieux humides des Alpes et du Jura, entre 1000 et 2000 m.

Famille des Crassulacées

SE

Plantes herbacées et succulentes, à feuilles charnues, simples, entières et dépourvues de stipules; fleurs en général régulières, ordinairement à 5 divisions disposées en cimes scorpioïdes ou en corymbe; calice persistant.

Sedum

Fr. : Orpin; all. : Fettblatt; angl. : Stonecrop.

Calice à 5, rarement à 4 ou 6-8 sépales avec un nombre de pétales toujours égal; 10 étamines, rarement 4-5 où 12-16, le plus souvent sur deux rangs; fleurs en cymes corymbiformes ou en panicule terminale; feuilles épaisses, charnues, planes ou cylindriques.

S. Ænacampseros. Tiges étalées et couchées de 20 à 25 cm. de Jong, garnies de tous côtés de feuilles épaisses, charnues, arrondies et plates formant dans le haut des tiges des rosettes serrées et cylindriques, de teinte vert glauque; fleurs petites, rougeûtres, formant un bouquet aplati, serré. Juillet-août. Rochers des Alpes granitiques, entre 1400 et 2000 m.

S. alpestre. Plante diffuse, glabre; tiges pouvant atteindre 40 cm., simple ou peu rameuse; feuilles ovalesoblongues, cylindriques; fleurs jaune pâle, réunies par 2-5 au corymbe serré.

Fleurit de juillet en août dans les rochers et éboulis

des Alpes granitiques.

S. album (pain de souris) est cette plante succulente bien connue qui hante les vieux murs, les tas de pierres de nos plaines et monte, toujours ornant les lieux arides et rocheux, jusqu’à Ja zone alpine; souche grêle, zigzaguant sur le rocher et formant des touffes de feuilles cylindracées, ovales, qu'ornent des fleurs d'un blanc rosé, en corymbes plus ou moins lâches. Le S. acre (Vermicu- Jaire) est J’'Orpin nain, à fleurs jaune brillant, qui croît en touffes pressées formant des gazons serrés de feuilles courtes et triangulaires que décorent des fleurs jaune brillant, disposées en 2-3 épis rapprochés en petit corymbe et qu’on voit s’étaler sur les murs, les rochers ou les toits de toute la Suisse.

Dans les régions supérieures des Alpes, on rencontre Jes S. annuum et atratum, petites plantes annuelles qui offrent : la première des tiges flexueuses, souvent rameuses, garnies de feuilles étroites et courtes se terminant par une cyme divisée de fleurs petites et jaune verdiâtre, la seconde des tiges plus courtes, plus épaisses, de très nombreuses feuilles imbriquées vert clair devenant rougeâtres ensuite et des fleurs blanchâtres avec une ligne verte.atll centre.

Le S. villosum est une délicate petite plante bisannuelle au feuillage brunâtre et pubescent-glanduleux, aux belles fleurs rose vif en corymbe irrégulier qui hante les lieux humides des vallées de Tourtemagne, d’Arolla, en Valais, des Alpes vaudoises, grisonnes et bernoises.

Le S. Rhodiola est une plante d'aspect curieux, glabre, bleuâtre, à la souche tubéreuse qui a l'odeur des violettes, aux feuilles roides, dentées dans leur partie supérieure, aux fleurs jaunâtres, en bouquet terminal serré. Alpes granitiques, ci et Ja.

Les Orpins sont recommandés pour Ja destruction des verrues et des cors aux pieds à cause de leurs propriétés

FAMILLE DES CRASSULACÉES 31 7

âcres et astringentes; ils passent pour hâter Ja cicatrisation des plaies et le S. album est un rafraîchissant. Autrefois on les consultait au sujet de l'amour! et d’aucuns croient à leur influence sur Ja foudre.

Dans les jardins, ils jouent le rôle des bons enfants, point gâtés du tout, qui se contentent de la situation qui leur est offerte et d’un peu de terre entre les fentes des rochers ensoleillés qu’ils décorent admirablement.

Sempervivum

Fr. : Joubarbe, artichaut sauvage ; all. : Hauswurz ; angl. : Houseleck.

Calice et corolle à 9-12 divisions; étamines en nombre double de celui des pétales; fleurs en cyme.

S. tectorum. La Joubarbe des toits ou Herbe du tonnerre, est une plante robuste, aux feuilles épaisses formant une rosette à l’aspect d’artichaut glabre, vert bleuàtre et ciliées sur les bords; fleurs grandes, d’un rose brunâtre cuivré, en panicule thyrsoide et qui croît dans les lieux pierreux de nos montagnes chaudes et ensoleil- Jées où elle fleurit en juillet-août.

S. montanum (fig. 64). Souche émettant de nombreux rejetons rayonnant autour de la rosette centrale; fleurs grandes, rose brunûtre. Rochers des Alpes de 1200 à 2400 M.

S. arachnoideum (fig. 65). (Nid d'araignées, Herbe à J’aragne), a les feuilles en rosettes serrées recouvertes de Jongs fils blancs laineux se croisant du sommet d’une feuille à l’autre et des fleurs d’un rose très vif. Rochers des Alpes, spécialement en Valais etau Tessin, où il fleurit en juillet-août. Le S. Fauconnetti, qu'on trouve sur Je Reculet (hors frontière) et dans certaines Jocalités valai-

1 Voir Friend’s flowers and flover Lore vol. 1. p.p. 135 et 136.

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