Balsamodendron Myrrlia Nées
Des fragments de Myrrhe ont été découverts, par FI. Pétrie, dans la nécropole gréco-romaine de Hawara, au Fayoum. La Myrrhe porte, dans les ,Scalx, les "noms de Pi-sunar, Pi-
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Siiurna ou Pi-smyrna. Ces deux derniers noms dérivent du grec. Le premier, qui peut être égyptien, n'a pas encore été retrouvé dans les textes anciens. Mais un troisième nom copte de la Myrrhe est donné dans les traductions bibliques, Pi-shal, mot dont l'antécédent hiéroglyphique se rencontre fort souvent dans les documents pharaoniques, sous la forme Khari. D'après Plutarque (Delsid. et Osir., 79), le nom égyptien delà Myrrhe était /3a/, Jablonski, d'après le copte Shal, a cru pouvoir changer (îxl en o-aX. Une faute de copiste est admissible, en effet, dans le texte de Plutarque. Mais, dans tous les cas, l'égyptien Khari et le copte Shal donneraient une transcription grecque yxl, et non Ta/.. C'est ainsi que le nom du Lierre, — \oir suprà, n° 115, — Khi-n-ousiri, en co]^ie *She-n-osiri, a fourni à Plutarque la transcription ypôai^iz.
Les Egyptiens, qui tiraient la Myrrhe des bords de la mer Rouge, connaissaient certainement plusieurs autres espèces de Burséracées de ces régions. Un frait d'une espèce indéterminée de Balsamodendron a été rapporté d'une tombe égyptienne par Passalacqua (A. Braun, Die Pflanzenreste, p. 299), ce qui semblerait prouver que l'arbre en avait été importé en Egypte. Or, nous savons en effet que la reine Hatasou, à l'époque de la X VHP dynastie (xv* siècle avant notre ère), envoya une expédition au pays des Somalis afin d'en rapporter des « Sycomores à encens » que l'on devait transplanter à Thèbes. L'arbre à encens du pays des Somalis ne peut être que le Bosioellia thurifera Gart., qui précisément ne pousse que dans ces régions et est seul à y représenter les Burséracées. L'encens, dès les temps les plus reculés, porte dans les textes hiéroglyphiques le nom de Anti.
Le Bdelliiim, — en hébreu Bdolah, — gomme-résine fournie par le Balsamodendron africanum Arn., arbre de Nubie et d'Abyssinie, devait être également connu des Egyptiens, puisque les Hébreux le connaissaient. De même le Baume proprement dit, liildzuov de Dioscoride, produit par le B. gileadense D. C. , devait être connu dans l'ancienne Egypte. Toutes ces espèces de
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gommes- résines ont été retrouvées dans les tombes et se trouvent exposées dans nos musées égyptiens, mais elles n'ont pas encore été étudiées par des chimistes. Je pense que c'est au Bdellium ou au Ba/sa/iium que l'on doit rapporter la gomme-résine .4//a//<, très souvent mentionnée dans les textes hiéroglyphiques parmi les produits des bords de la mer Rouge, et décrite en ces termes: « Encens exsudant d'un arbre et séchant sur place; la couleur « en est rouge et l'on distingue à l'intérieur des masses de teinte « blancjjàtre. » Une étude d'ensemble de tous les noms de gommes -résines mentionnées dans les textes égyptiens amènerait, je crois, de très importants résultats.
ANAGARDIAGEES