Tpàticuiii Spclta L
On sait, grâce aux écrivains classiques, que l'Epeautre croissait en Egypte; on en a, du reste, au dire d'Unger, retrouvé des graines dans les tombes. Le nom hiérogl ypliique de l'Epeautre était Botl, mot conservé intact par les Coptes. Comme pour le Froment, les Égyptiens divisaient l'Epeautre en Brjii blanc et Bôti rouge.
Si l'on considère l'égyptien BfM comme nom de l'Epeautre, c'est que, en copte, Botl est employé dans les trois passages de la Bible où l'hébreu porte Kussemet, et le grec, okjox. La Scala publiée par Kircher ne renferme pas le mot Boti. Un exemplaire de la même Scala, dont la copie m'a été communiquée par M. Amélineau, porte Boti — a^-^om»^05, nl-dourà. Hommos est le nom arabe du Pois chiche et Dourà celui du Doura ou Sorgho. On peut donc hésiter, pour traduire l'égyptien Boti, entre l'Epeautre et le Doura.