Scilla piisilla Migl
Le catalogue du musée égyptien de Florence renferme, pour le ii° 3615, la mention suivante : « Bulbes de la Sci/Ua piisilla, trouvées sur la poitrine d'une momie de femme. » Les seuls Scilla que l'on rencontre aujourd'hui en Egypte sont le S. wariiima L. et le 5. peruviana L., dont le premier porte en arabe les noms d'AskU, Basal-el- fàr et Basai el-onseyl. C'est le seul que mentionnent les lexiques copto-arabes, qui portent : « Pi-SKYLLA = Basal-el-fàv ; Ou-askili == Basal-el-onseyl », et « Emojol-heut = Basal-el-onseyl. » Il est certain que les
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bulbes de Florence n'appartiennent pas au S. maritima, car cette plante est très particulière et l'auteur rlu catalogue de ce musée, A. M. Migliarini, qui est botaniste, l'aurait certainement reconnue. 11 n'y aurait donc à hésiter qu'entre le S. pusilia et le S. peruiùana, à moins que ces bulbes n'appartiennent au genr^ Crinum, reconnu par Schweinfurtli et Volkens sur une momie de Thèbes. Apulée, dans son chapitre Scilla riibra, donne comme nom égyptien de cette plante le mot Sylitho ; Dioscoride, parlant de la n/Xù.y., n'en donne pas le nom égyptien.