Allflina PInutA^o L
Une boîte à jeu du Louvre (salle civile, K) fait mention d'une plante Rimiy qui croît dans l'eau et dont les fleurs sont d'un aspect agréable. En rapprochant ce mot du copte Arim, traduit par ah[jux (pour iXtff/jwc), je crois qu'il est à peu près certain que le mot hiéroglyphique désigne Y A. Plantage, plante qui, du reste, croît de nos jours en Egypte et y poussait autrefois, au dire des auteurs classiques. Il n'existe, à ma connaissance, que deux autres exemples de ce nom égyptien, assez rare dans les textes. L'un d'eux, orthographié Rrim-it (une faute d'impression, ou de copie, a fait mettre le fragment de chair derrière ce mot, au lieu du bouton de Lotus), se trouve dans une phrase
AROÏDÉES, TYPHACKES, ALISMACÉES, PALMIERS 33
OÙ il est question d'une guirlande de Lotus et de Plantain que Ton doit attacher au cou d'une femme (G. Masp., Eiud. ^gypt,, I, 174). Le deuxième, écrit Rimî, est mutilé, de sorte que la seconde consonne peut se lire m ou sh ; il est déterminé par la touffe de Papyrus et fait partie d'une liste de plantes aquatiques (De Rodgé, Edfou, CVl). Le Rimî, étant une plante d'eau à fleurs décoratives, peut donc parfaitement être le Plantain.