‹ La Flotte De CesarChapitre 12 sur 27 · DEUXIÈME ÉTUDE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ÉTUDE

PRÉFACE

Cette seconde étude peut être considérée comme un complément de celle qui précède ; elle contient, en effet, la description d’une arme que lés anciens portaient quelquefois sur leurs vaisseaux longs, et dont ils se servaient au mo.ment de l’abordage.

Ce très -court Mémoire fut écrit à une époque où je ne soupçonnais pas qu’un jour je reprendrais l’examen souvent commencé par moi et toujours abandonné, des questions ardues et qui me

HO ■ PRÉFACE

paraissaient insolubles, se rapportant au problème de la construction des bâtiments à rames en usage dans les marines antiques.

L’Académie des inscriptions et belles-lettres voulut bien m’admettre à lire devant elle ces quelques pages sur un sujet neuf, dans sa séance du vendredi 21 novembre 1857 : c’était à la veille d’une élection, où le scrutin fut tout

en faveur de mes savants concurrents.

Si le petit travail que je publie ici n’a pas tout l’intérêt que je lui suppose, il ne serait pas meilleur signé d’un académicien ; j’espère qu’il ne paraîtra pas dénué de cet intérêt parce que son auteur n’est pas de l’Académie.

Un mot employé deux fois par Homère, une lance peinte par un artiste grec sur un .vase étrusque, sont tout le sujet de ce Mémoire dont l’originalité consiste, à mon sens, dans le rapprochement inattendu de l’arme et du mot. Le mot n’a été bien entendu par aucun des nom-r breux traducteurs de Y Iliade; l’arme fut prise par l’artiste italien qui publia ln vase où elle est représentée, pour tout autre chose que ce qu’elle

est : rendre au mot son sens véritable, et dire

PRÉFACE

quel office avait l’arme, à bord des vaisseaux de guerre, c’est ce que je me suis proposé de faire, c’est ce que j’ai fait. Le lecteur jugera si mes suppositions sont erronées, si ma démonstration est insuffisante, si ma conclusion est téméraire.

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