‹ La Flotte de MisèneChapitre 119 sur 162 · Bulletin épigraphique de la Gaule, IT, 1883, p · texte numérisé non relu

Bulletin épigraphique de la Gaule, IT, 1883, p

avec le titre depraetor ; nous trouvons en effet en certains cas dans les provinces des praetores iuri dicundo. Ihm avait grossièrement traduit pr. par primus ou primior, ce qui donne une formule ne ressemblant à rien de connu. M. Etienne Michon ‘, s’attachant plus étroitement à la mention qui précéde, CLPRPVMIS (c'est-à-dire : cl (assis) pr(aetoriae) pliae) u(indicis) Mis(enensis), considère avec raison qu'il est difficile de concilier les deux qualités de marin et de héraut du magistrat municipal d’Aleria. Cette ville, de plus, n’estmême pas sur le bord de la mer. Il semble préférable d'admettre, bien que nous ayons déjà trouvé pour ces fonctions d’autres titulaires, que les praecones servaient à transmettre les commandements, les appels, ou bien ce que nous appellerions aujourd’hui les ordres du jour. En effet, Tite-Live nous dit * que Scipion, avant de s’embarquer pour l'Afrique, prononça une harangue, silenfio per praeconem facto. Mais il faut de toutes façons compléter les initiales pr. M. Michon propose praetorius, qui tiendrait ici la même place qu’Augusti ; un fonctionnaire, évidemment. peut être praetorius, comme la flotte elle-même ; nous le voyons bien parles statores, esclaves préposés aux messages. Mais M. Ferrero objecte très justement qu’au moins ceux-ci faisaient partie de la garde impériale, praetorium, cequin’est point le cas présent. Mieux vaut donc adopter une deuxièmeexplication, que M. Michon propose lui-même comme dernière ressource, et lire praeco pr(aefecti) : cette formule n’a rien de plus anormal que celle de cornicularius praefecti.

4. Mélanges d'archéologie et d'histoire publiés par l'Ecole française de Rome, XI, 1891, p. 115 sqq.

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