Dig., De bon. poss. ex testam., XXXVII, 13, 1. un
de collectes faites pour payer les frais de leurs modestes funérailles *.
La situation Juridique des classiarii a été remarquablement étudiée et analysée par M. Mommsen ”, que le mieux est de suivre autant que possible dans l’examen de cette question.
Sous Auguste et Tibère, dit-il, l’organisation militaire . a vraisemblablement manqué aux équipages de la flotte : marins ordinaires et officiers appartenaient à la familia impériale. Leur organisation militaire est, selon toute apparence, une institution de Claude. N’est-elle pas antérieure ? se demande M. Ferrero *. Le diplôme de Claude de l'an 52 pourrait servir à réfuter l'opinion de M. Mommsen. L'Empereur accorde la ciwtas nauarchis et remigibus qui millauerunt in classe quae est Miseni et sunt dimissi honesta missione ; l'exemplaire qui nous est parvenu appartient à un Bessus, lequel se trouve désigné comme gregalis. Nous pouvons donc dire que cette concession est faite à des pérégrins, hommes libres ; ce ne sont pas des esclaves, puisqu'on parle de leur service militaire ; ce ne sont pas des affranchis impériaux, ils auraient déjà le droit de cité. Par conséquent, en 52 la flotte de Misène était composée de pérégrins, et leur service était considéré comme un service militaire. À cette date, l’honesta missio
2. I] la compare chemin faisant à celle d’un autre corps qui présente de grandes analogies avec le personnel des flottes, celui des equites singulares, qui avait remplacé, probablement sous Trajan, les Germani d'Auguste, esclaves ou affranchis impériaux, dont la qualité de Barbares était une garantie de fidélité aux yeux des Empereurs. Personne parmi eux n’avait lieu de regretter la République. Cf Hermes, Schweixer Nachstudien, XVI, 1881, p. 445 sqq.,et Mommsen, Dr. publ. rom., trad, fr., V, p. 14. ;