Gell., Noct. att., V
dona minora : torques, armilla, phalerae. Or, dans toute expédition, lorsqu'un légat consulaire avait mérité les dona maiora, il recevait quatre couronnes : muralis, uallaris, classica, aurea, auxquelles étaient joints quatre hastes et quatre étendards. Le légat légionnaire, ancien prêteur, ne recevait, lui, que trois couronnes : muralis, uallaris el aurea, avec trois hastes et trois étendards ‘ ; la corona classica ne lui était pas accessible. « Ainsi ce n’était qu'une quatrième couronne accordée, non plus à l’auteur d’un beau fait d'armes sur mer, mais au grade de l’officier que l'empereur décorait, même dans une guerre continentale * ».
Les classiarü jouissaient bien, comme les légionnaires, du droit de disposer de leur patrimoine dans la forme et sous les conditions privilégiées du testament militaire ; mais ce n’en était pas moins pour eux une haute récompense de passer de la flotte dans une légion ; elle fut accordée en plus d’un cas :l’heureux bénéficiaire de cette faveur y trouvait l'avantage d’un service plus estimé et de l’acquisition immédiate du droit de cité. Nous verrons combien ce privilège fut envié et combien il fit de jaloux parmi les classiariü qui n’eurent pas, comme leurs camarades, l'honneur d’entrer dans les légions adjutrices. Les soldats de ces deux légions, tous pérégrins, reçurent le droit de cité par des décrets collectifs.
En dessous de ces récompenses si enviées, il en était de moindres, par suite plus fréquentes, notamment les distributions d’argent *.
4. Cf Henzen, Annal? dell’ Inst. di corr. arch., 1860, p. 205-210.