Bull. épigr., 1886, p
près les monuments figurés qui nous ont été conservés. M. Fiebiger en a réuni quatre à la fin de son ouvrage ‘; ce sont des images de classiarii sculptées en bas-reliefs sur leurs tombeaux, qui, malheureusement, ne concordent pas entre elles et apparaissent comme des œuvres d'art assezgrossières — cequ’on peutencoreexpliquer par des raisons pécuniaires. Des personnages ainsi représentés, deux se montrent à nous, revêtus de la paenula,sans capuchon, arrivant jusqu'aux genoux. Un troisième porte un vêtement sans autre exemple sur les monuments, une veste qui ne dépasse pas les hanches. Peut-être était-ce une laena ? On l’a suggéré. Nonius Marcellus définit la laena de la façon suivante : westimentum militare, quod supra omnia uestimenta sumitur *. Voilà un texte qui peut autoriser bien des hypothèses sans en confirmer aucune. Le quatrième classiarius est un certain Q. Statius Rufinus, dont C. de la Berge avait déjà décrit la tenue en ces termes : «Il a la tête nue, porte une tunique sans manches, serrée à la taille par une ceinture ; un sagum à demi relevé est attaché par une fibule sur l'épaule droite. De la main droite, il s'appuie sur une haste ; de la gauche il tient un coffret ou un livre. À ses pieds, des jambières et des caligae ou bottines qui paraissent de cuir » “. Nous aurons à revenir sur quelques détails *.
La ceinture, qui contenait la tunique, n’est pas partout semblable : ici, elle n’offre au regard aucun ornement ; là, elle est couverte de bandes de cuir carrées ou rondes.
La couleur du vêtement n’est pas visible, il va sans