Bull. épigr., loc. cit
4. Sur toute la question des vêtements des classiarii, cf Archäologische Zeitung, 1868, pl. V, p. 40-42.
dire, sur les monumentsde pierre. On l’asupposée noire, en se fondant sur des vers de Plaute qui ne concernent pas les soldats proprement dits, les epibatai, mais seulement les nautae. D'ailleurs, il s’agit là d’un état de choses bien antérieur aux flottes prétoriennes, et en outre Plaute mêle trop souvent les détails grecs aux détails romains pour qu'on puisse trouver en lui un guide précis dans l’histoire des institutions. En réalité, il est fort probable que la couleur adoptée pour le costume des soldats de mer romains était ce uenetus color variant entre le bleu d’azur etle vert de mer :.
Aux pieds, nos quatre classiarii ont la caliga ou chaussure des simples soldats, ce qui prouve la fausseté de l'interprétation souvent donnée d’un texte de Suétone *. Cet historien ne dit pas que tousles classiari marchaient excalciati, mais seulement ceux qui devaient, d’Ostie et de Pouzzoles, partir pour Rome, et pour qui c'était une punition de leur esprit de rébellion.
Sur les quatre représentations, les soldats sont sans casque, mais ce fait n’est point concluant ; les sculpteurs, en effet, avaient souvent l'habitude de ne pas le figurer, pour laisser mieux apparaître les traits du visage. Sur ce point, Végèce semble plus digne decrédit que les basreliefs, quand il parle de catafracte, de casques de cuir et de jambarts.
M. Hübner a contesté * que les soldats de la flotte