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ans, à l’époque impériale, sont infiniment plus rares que sous la République : d’autre part on ne trouve guère sur ces monuments uxor ou marita, mais plutôt une expression moins proprement juridique comme coniux. — Cependant il y a des textes de jurisconsultes qui se rapportent à des soldats mariés, et plusieurs évidemment se réfèrent à des mariages antérieurs à l'entrée au service. En effet Papinien examine si la dos data aut promissa à un fils de famille soldat fait partie du peculium castrense *. On peut expliquer la question autrement que ne le font MM. Mispoulet et Scialoia. Rien ne prouve que le mariage n'ait pas eu lieu avant l’arrivée du jeune homme au camp, entre quatorze ans, âge de la puberté, et l’âge variable de la conscription *. En règle générale, quand le mari est in patria potestate, la dos data ou la spes dotis promissae est entre les mains de son paterfamilias. Le jurisconsulte se demande s’il n’y a pas lieu, fauore militum, de la laisser, par exception, au filius familias, marié et militaire, à titre de peculium castrense. Que ces mariages précoces soient rares, il est possible ; l'hypothèse n’en peut pas moins se présenter, et le jurisconsulte, préoccupé des questions de principes, a le droit de l’envisager.
Ailleurs *, le même Papinien dit : Filius familias miles matrimonium sine patris uoluntate non contrahit. Il faut convenir que ce texte est assez embarrassant. A première vue, on serait tenté de s’en débarrasser par le raisonnement suivant : Le paterfamilias a des droits ex-