‹ La Flotte de MisèneChapitre 154 sur 162 · Dio Cass., LV · texte numérisé non relu

Dio Cass., LV

DMC IST Al 10e

3. M. Stille ajoute que Tacite est plus expert dans les choses militaires ; ce serait malaisé à prouver, cl il importe peu dans le cas présent que ce soit vrai.

4, Suets Gall 10 CPR A AN Xe:

sage de Suétone est visiblement relatif à des levées d'hommes faites dans la plèbe provinciale d'Espagne et non parmi les classiarüi. Donc la legio Hispana, dont parle Tacite, n'est pas celle formée de soldats de Misène, mais une légion composée d’'Espagnols.

Malgré tout, Grotefend et Aschbach n’admettent pas que la légion réunie par Néron eût déjà reçu des insignes sous son règne ; comme agua praecipuum signum in Romano est semper exercitu et lotius legionis insigne ‘, un corps de troupes qui n’a pas d’aigles ne saurait être une légion. Or, quand Galba entra à Rome, il rencontra près du pons Muluius un grand nombre de classiarü : Nam, cum classiarios, quos Nero ex remigibus iustos milites fecerat, redire ad primum statum cogeret, recusantes atque insuper aquilam et signa pertinacius flagitantes, non modo immisso equite disiecit, sed decimauit etiam *. Et Plutarque dit à son tour : é0opÜ6ouv Bén onueïa TO Téyuar: xai ywpav airobvres *.

Ritter ne croit pas que ces classiari soient ceux formant la I adiutrix ; celle-ci avait déjà reçu ses insignes ; il s’agit d’autres classiarü de la flotte de Misène : ceux-là, Néron les avait simplement formés en manipules, leur promettant les mêmes faveurs qu’à leurs camarades, mais il était mort sans avoir pu s’acquitter de cette promesse. On comprend dès lors que les soldats de la I adiutrix, indignés de la cruauté de Galba à l’égard de leurs compagnons d'armes, l’aient abandonné à la première occasion ; ils y eussent été moins prompts, s'ils avaient dû à cet Empereur leur organisation en légion.

Grotefend, revenant à la charge, explique les choses

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