‹ La Flotte de MisèneChapitre 17 sur 162 · RH OES · texte numérisé non relu

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reusement pas arrivée jusqu'à nous. C’est Tite-Live qui est en ces matières notre principale ressource, et qu'il nous faut interpréter.

Il est certain tout d’abord qu’il était fait dans l’équipage une distinction nelte entre les rameurs (remiges) et les malelots (nautae). Leurs fonctions étaient bien tranchées : les remiges n'avaient que le maniement des rames, les nautae étaient chargés de tout le reste. Mais la différence n'allait sans doute pas plus loin, et il semble bien que le recrutement de ces deux classes de gens de mer se soit opéré semblablement dans les cités alliées *. C’est ainsi qu'ils furent uniformément désignés par le terme de soc nauales. Marquardt soutient au contraire que les villes alliées ne fournissaientque des nautae ; les rameurs auraient été pris parmi les esclaves. Cette opinion paraît manifestement contredite par deux textes de Tite-Live * dont M. Ferrero fait avec grande raison le rapprochement. L’un parle de nautae et les appelle socü nauales ; l’autre, de remiges, et leur donne encore le même nom. La chose d’ailleurs peuts’expliquer : on ne voit point que les Romains aient méprisé particulièrement le métier de rameur ; le fait même de servir sur mer, à un titre quelconque, était à leurs yeux une cause de déchéance qui atteignait jusqu'aux officiers des plus hauts grades. Marquardt a pu se laisser influencer abusivement par le souvenir des galériens des temps pos-

des Grecs et des Romains. Tite-Live est à discuter d’un bout à l’autre ; César est trop bref ; les scoliastes et les lexicographes ont été au-dessous de leur tâche ». Telles sont les conclusions auxquelles aboutit l'amiral Serre, à la suite d’une étude de la bataille d'Ecnome et du siège de Syracuse d'après les récits des anciens auteurs, dont l'exactitude lui apparaît comme impossible.

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