‹ La Flotte de MisèneChapitre 28 sur 162 · RO · texte numérisé non relu

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M. Haupt emprunte ‘ seulement aux auteurs quelques exemples d’où il serait bien difficile de tirer la moindre conclusion. En 536, une egio classica armait la flotte qui comptait environ cent vingl voiles *. Tite-Live mentionne *, dans l’année 538, une autre flotte de cent cinquante navires montée également parune légion declassici. En 560, le préteur Atilius reçoit l’ordre d’équiper cinquante pentères, indépendamment de celles qui peuvent se trouver dans les arsenaux, en y faisant entrer trois mille milites classici ‘. Enfin, d’après un écrivain bien postérieur aux évènements qu'il raconte”, la flotte avec laquelle Octave remporta la victoire d’Actium portait huit légions et cinq cohortes prétoriennes.

La question de la solde des socii nauales n’a pu être suffisamment éclaircie; sa quotité nous est inconnue ; rien ne prouve d’ailleurs qu'elle soit restée toujours la même : nous savons du moins qu’en cas de victoire soldats et marins recevaient une égale part de butin *. La nature de la solde nous est vaguement indiquée par un texte de Tite-Live * : elle se composait à la fois généralement de monnaie, de blé et de vêtements ; ces fournitures furent d’abord faites aux dépens du trésor public,

“puis en participation avec les cités alliées, et peu à peu, suivant en cela leur habitude de s’exempter eux-mêmes

. Rev. Histor., XIII, 1880, p. 161.

. Liu., XXII, 31.

Liu., XXXIV, 11.

. Liu., XXXV, 20. ?

. Oros., VI, 198. — De ce dernier passage, M. Haupt tire l'explication de cette dénomination de legio XVII classica qui se rencontre sur une monnaie d'Antoine : celte légion avait été destinée à servir sur mer. 6. Liu., XLV, 43.

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