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de tout impôt personnel, les Romains finirent par laisser cette contribution retomber tout entière sur les alliés.
Il était fabriqué spécialement pour les équipages un pain que Pline l'Ancien appelle panis nauticus *. Le même auteur fait une simple allusion * au vin médiocre que buvaient les remiges.
Le détail de leurs costumes et de leurs armes est inconnu ; on sait seulement que le vêtement des nautae était de couleur sombre *, sans doute parce qu’on arrivait ainsi à le rendre moins visible. Nous verrons les Romains se préoccuper constamment de la couleur du vaisseau,de ses agrès et de l'équipage.
Nous sommes parvenus au terme de ce courtaperçusur la flotte de la République. À ce moment, et sur le seuil de l’époque impériale, une idée très simple reste en lumière: jusqu'à l’ère chrétienne, les Romains ont eu presque continuellement à livrer des combats sur mer, et, le plus souvent, ils se sont laissé prendre au dépourvu, de gaieté de cœur; nous les voyons en bien des cas réduits à improviser des escadres, au prix d’une hâte fiévreuseet,quelquefois,d’expédients dangereux pour l’ordre intérieur. L'Empire naît ; nous allons être en présence d’un certain nombre de floties permanentes, stationnées en des lieux déterminés et avec soin choisis, toujours aux aguets et prêtes à lever l’ancre. Et pourtant désormais les grandes batailles navales d’autretrefois ne seront plus qu’un souvenir ; les générations