De classium italicarum historia…, p
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troupes auxiliaires ; car nous savons qu’un grand nombre de navires furent au pouvoir de ce prince vers la même époque, c’est-à-dire après Actium, indépendamment même de ceux qui avaient été pris sur Antoine; or il fallait au plus tôt les recevoir dans desstations un peu sûres. À partir de lan 5 après J.-C. !, les pirates furent si nombreux dans la mer de Toscane que, pendant trois ans, aucun fonctionnaire sénatorial n’osa pénétrer en Sardaigne et, à la place des gouverneurs réguliers, les officiers de l'Empereur durent prendre en main l’administration de l’île; il y fallut même un chef militaire. La flotte de Misène n’apporta à cette situation lamentable aucun remède ; elle était donc bien faible alors. La même année, le Dalmate Baton troublait la côte de l'Adriatique, jusqu’à Apollonie. Dion Cassius, qui nous rapporte ce détail *, ne parle à ce propos d'aucune intervention de la flotte de Ravenne.
Il ne faut pas conclure de ces faits, dit M. Fiebiger, qu’ils donnèrent à Auguste l’idée de créer des flottes permanentes et qu’elles n’existaient pas alors; mais, absorbé parles guerres de Germanie et de Pannonie qui venaient d’éclater, il dut s’occuper des forces de terre, avant de songer à édifier des ports. La faiblesse de la flotte à la fin de son règne,continue notre auteur,peut s'expliquer : les navires d’Actium, vieux et usés, restèrent inutiles,et l’on n’en avait pas encore construit d’autres, parce que l’argent manquait et que le prince voulait se montrer économe.
Les sièges principaux dont il fit choix pour ces deux escadres étaient respectivement Misène et Ravenne;