Amm. Marcell., XXII
vains du temps de l’Empire semblent favorables à cette thèse ; ilest vrai qu’en cette circonstance ils parlent de la République romaine d’une façon générale ou se placent dans l'histoire de la Grèce. Cependant nous voyons sur un document épigraphique ‘ un nauarchus appartenant à une flotte fluviale, celle du Rhin ; et lorsque nous songeons que, dans la composition de ces flottes, 1l n’est pas rappelé un seul vaisseau de plus grandes dimensions que la trirème, nous avons un argument de plus contre le système qui distingue, quant au commandement des navires, entre les nombres des rangées de rames. On ne peut songer ici qu’à une subdivision de la flotte.
Et pourtant, il faut encore quelques explications. Gicéron en effet semble nous contredire nettement : 1l appelle toujours nauarchi des commandants de navires. Mais d’abord il est antérieur à l’organisation maritime créée par Auguste ; et de plus, plaidant pour les Siciliens, il se servait sans doute des termes grecs qu’employaient les Siciliens eux-mêmes ?. Or vabapyos, nous l'avons dit, désignait bien souvent, dans la langue grecque, un capitaine de navire. — Enfin on lit dans Végèce * : Singulae autem liburnae — il s’agit des navires de guerre des flottes de Misène et de Ravenne —- singulos nauarchos.. habebant. Mais Végèce écrivait au IV® siècle finissant. Nous avons déjà assisté à une innovation dont il fut contemporain, l'institution des fribuni classis. Il est certain que le terme de {rierarchus a fini par disparaître ; il fallait même que la tradition eût une bien grande force pour qu’on le maintint si longtemps, quand on ne désignait plus depuis des