Epit.r. m.,1V
siècles tous les navires de guerre que par le terme uniforme de liburne. On le remplaça évidemment par le mot nauarchus qui put d'autant mieux perdre son sens primitif que désormais, en le conservant, il aurait fait double emploi.
Telles sont les solutions qui nous paraissent les plus raisonnables relativement à ces difficiles problèmes ; on n'yparvient que par l'élimination successive des diverses hypothèses qui se présentent comme également possibles. Cette méthode est toujours un peu risquée, et nous devons convenir en finissant qu'on aurait tort à ce sujet de se montrer trop affirmatif.
Nous ne savons d’ailleurs quel a été, pendant les trois premiers siècles de notre ère, le détail des fonctions du nauarchus ; du moins il exista des nauarchi dès le début du principat ; nous en connaissons un, en effet, que Tibère avait affranchi avant de lui donner ce titre ‘. Ils devaient être, eux aussi, nommés directement par l’Empereur.
Une formule singulière est celle de bis nauarchus qu’on trouve sur une inscription *. D’après M. Fiebiger *, ces officiers, tout comme les praefecti fabrum et les tribuns militaires, étaient probablement nommés pour un an; donc, autant de fois ils étaient nauarchi, et autant d’années de service doivent leur être attribuées. Ce n’est assurément qu'une conjecture, mais qui peut très bien se défendre.
Il semble qu’il ait existé plusieurs degrés dans la dignité de navarque, comme le note M. Fiebiger : l’épigraphie