Op. laud., p
nous fait connaître le nauarchus princeps ', qui était manifestement le plus élevé en grade; on doit croire qu'il avait dans la flotte le rang que les centurions primipiles possédaient dans les légions *. Il y avait aussi le nauarchus archiqubernus, et l’on ne saurait voir dans ce dernier un ancien gubernator devenu archigubernus ; cet avancement lui était impossible, ou alors comment n’auraitil pas été accordé à des gubernatores dont nous savons les noms et les carrières, et qui comptaient à leur actif vingtsix années de service ‘.
Les nauarchi étaient-ils citoyens romains ? Il y a des chances pour qu'ils ne le fussent pas dans les premiers temps ; beaucoup n'étaient pas ingénus : l’un d’eux, un certain Iulius Hilarus, se dit affranchi d’Auguste *. Mais plus tard ? L’indication de la filiation et la mention de la tribu font défaut dans les monuments qui les concernent, à l'exception de trois. Seulement n'oublions pas qu’elles manquent aussi quelquefois dans les épitaphes des légionnaires quiétaient sûrement ciues Roman *.
Les fonctions du triérarque ne nous sont nulle part indiquées, mais elles se devinent : outre la conduite générale du navire, quand il était en mer, et sous la direction du préfet, il s’occupait sans doute à terre de faire exercer à la manœuvre les gubernatores, les remiges, et de sonmettre aux exercices militaires les milites classiari ; quant à ces derniers, 1l y aurait quelque motif d’hésitation,
2. Ferrero, Bulletin des antiquités africaines, 1884, p. 468.
3. Sic Marquardt, secus Ferrero et C. de la Berge (Dict. Daremberg et Saglio, v° Archigubernus).