‹ La Flotte de MisèneChapitre 95 sur 162 · Sic Fiebiger et de la Berge · texte numérisé non relu

Sic Fiebiger et de la Berge

mais nous savons que leurs testaments devaient être signés du triérarque ‘ ; évidemment c'était leur chef.

L'épigraphie nous a transmis les noms de deux subordonnés du triérarque, qui lui servaient en quelque sorte de lieutenants, d'officiers d'ordonnance, comme nous dirions aujourd'hui: le secutor et l'adiutor.

On débutait en général par la fonction de triérarque, el on ne montait pas plus haut; cependant, lorsque le décurionat fut accordé à ces officiers, il leur devint sans doute possible d'atteindre à la dignité de navarque et même à celle de centurion légionnaire; et toutefois, nous n'en connaissons encore qu'un exemple, celuid’un triérarque de la flotte de Ravenne.

Leur situation juridique sera vite définie ? : au début, parmi eux comme partout, on trouve un grand nombre d'affranchis; dans la suite, ce furent surtout des pérégrins, auxquels, il est vrai, on accordait souvent le droit de cité; c’est du moins ce qu’on peut induire d'un diplôme de Claude ‘ et de quelques inscriptions où figure l'indication de leur filiation et de la tribu où ils sont inscrits *.

Il faut dire quelques mots d’une fonction dont nous rencontrons la trace sur uneinseription trouvée à Alexandrie : il s’agit des dexavoi 5. L’explication est d'autant plus nécessaire que le personnage ainsi appelé sur le monument en question appartenait à une flotte prétorienne et, à vrai dire, plutôt à celle de Misène, puisque celle-ci,

Page 1