Caes., De Bell. Gall., II
tantôt du nom du navire, tantôt de celui du centurion, mais plus souvent encore de trois mots: centuria, puis l'indication du navire d’après ses rangées de rames, et enfin le nom de ce navire. Donc, évidemment, autant de navires, autant de centuries, et cela quelles que soient les dimensions des bâtiments. On voit bien, sur une inscription ‘ : Centuriae Valeri Rufi triere Neptuno; doit-on. en conclure que cette trière comptait dans son équipage plusieurs centuries ? Non, car ailleurs *, on trouve la formule Centuria quadriere Fide, ce qui laisse supposer l'existence d’une seule centurie sur cette quadrirème, navire plus considérable que la trirème et qui eût mieux mérité qu’elle d'en porter plusieurs; et d'autre part une inscription indique de même le nom du centurion ÿ, alors qu’il s’agit d’une liburne, bâtiment de petit modèle, à deux rangs de rames seulement, sur lequel on pourrait difficilement concevoir deux centuries. Cette doubie indication du centurion et du navire ne figure que sur les deux inscriptions que nous avons rappelées, et M. Fiebiger en donne apparemment l’explication la plus satisfaisante, quand il dit que les vaisseaux en question avaient sans doute des homonymes dans l’autre flotte prétorienne * et que la mention du centurion restait ainsi le meilleur moyen d’écarter une équivoque sans cela inévitable 5.
4. CIL, VI, 3165. Cette inscription est aujourd'hui au Louvre; elle a été reproduite avec des lacunes et des inexactitudes au n0 567 de M. Ferrero.