‹ La foi d'Israel;Chapitre 22 sur 30 · I.'AMOUR DU PROCHAIN · texte numérisé non relu

I.'AMOUR DU PROCHAIN

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ittiM ton prochain comme toi-même ! voilà la divine loi amour et de fraternité que la religion d'Israël a prouvée dans le monde , et qui seule' suffirait pour asirer à cette religion la gratitude , les bénédictions et idorationdeThumanité. D'autres législations, d'autres •oyances , ont emprunté cette loi au judaïsme et Font iscrite dans leurs codes ; mais l'expérience des siècles ides empires, de l'histoire ancienne et moderne, l'ex- Srience de tous les jours , a prouvé et prouve à chaque istant que cette loi de vie et de salut, promulguée par la digion Israélite, ne peut trouver son application et I pratique complètes que par elle et en elle. Posez la nestion à la vérité , à la conscience du monde , et la 3ix des révolutions, le bruit du canon, les gémissements B8 peuples et les cris de détresse de la société entière >ns répondront ! . . .

On a quelquefois prétendu, par ignorance ou par toférance contre le judaïsme , que ce mot j'»'^ prochain gnîfiait coreligionnaire , compatriote hébreu, et qu'en ^séquence, tout autre homme, tout membre d'un culte )*anger était exclu du bénéfice de cette loi. Cette erreur

340 m* PARTIE. — LOI MORALE ET SOCIALE.

OU cette calomnie est réfutée par mille preuves écrites et par renseignement israélite. L'Écriture sainte appelle les Égyptiens ^j'^S prochain (Exode, XI, 2); elle qualifie de 5"»^, d'ami, 'Hira d'Edoulam, compagnon non israélite de lehouda (Genèse, XXXVIII, 12); elle applique le même mot aux idolâtres des temps des prophètes (comme par exemple à Chouschaï , compagnon de David (II Samuel, XVI, 16).0)Et pour qu'il n'y ait pas une ombre de doute à cet égard , la loi divine nous dit : « L'étranger sera traité parmi vous comme l'indigène ; aimez l'étranger comme vous-mêmes , car vous avez été étrangers en Egypte. » (Lév., XIX, 34.) Pour l'Israélite, pour sa religion, tout homme sociable, n'importe son origine, sa race ou son culte, est un prochain (*). «Dans le commaûdément « tu aimeras ton prochain comme toi-même » sont comprises toutes les nations. » (rvi^ian 'b, XIII.)

(^) Le mot T^*^ veut dire associé, semblable, autrui (Esther, 1| 19» hann innildn Mh13)^b) ; on le trouve même dans un sens répréhensiblit comme, par exemple: ïïl'^hni d*»?n la"^» (Proverbes, XVIII, 2*)i d*>an lor^'Sn n^^St nxi (Jérémie, III, 1). Un philologue iUustre, feu lenbbin Isaac Samuel Reggio , de Goritz , a fiût cette observation frappute* a L'Ecriture dit : iinç^ii WittJ ttï^i» rpîi*» *iai (Lévit., XIX, 10); t)r,cû«ment un homme haïrait- il son ami? Ce mot Ç*^'n signifie donc simploB^ semblable, ressemblance d'état, de profession, de position, etc.»(VoT> Ozar Haschoroschimy par J. L. Bensew, 2^ partie.)

(^.) Toutes les lois sévères décrétées par la loi mosaïque et talnuiifil** contre certains peuples idolâtres ne s*appliquaient qu'à ceux dont tMrt rapprochement était un danger permanent pour la morale, pourUi^ rite publique et privée , *et dont la vie entière était une suite non îit^ rompue d'abominables forfaits, de vols, de meurtres, de crimes fiM'" nature. Il fallait prendre contre ces monstres à face humaine dai >*^ sures de précaution énergiques. Mais on a vu les patriarches et Itf^ d'Israël signer des alliances d'amitié avec des idol&tres sociablef ^ respectaient la loi naturelle. Les docteurs du Talmud les plus iUi^ avaient des relations sociales nombreuses avec des païens.

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