EGLISES PROTESTANTE
Comme l'Apôtre et son Maître, le clergé catholique se voue à une vie de chasteté perpétuelle. Nos religieux, hommes et femmes, vouent librement leur virginité à Dieu.
Les églises protestan comme on le sait fort bi se sont tellement relâcli de cette loi rigoureuse l'Evangile, qu'elles p mettent aux personnes vorcées de se remarier.
Le divorce brisant le 1 conjugal, est accordé poui nombreux et légers mo!
Tous les ministres autres sectes, à quel( exceptions près, se i rient. Loin d'inculqué conseil de l'Apôtre toucl le célibat à quelques-i de leurs ouailles, ils insinuent au contraire, la vertu de chasteté pei tuelle, quoique recomii] dée par l'Apôtre, est im sible.
^ S. JacqueSj V, li.
2 S. Marc, X, 11, 12.
^ ICoriut., VII, 10,11. ^ 1 Corint., Vil.
APOSTOLICITÉ DE L ÉGLISE. 67
Nous laissons maintenant au lecteur le soin de juger, par lui-même, laquelle, de ces deux églises, suit la doctrine des apôtres dans sa rigueur primitive.
Pour montrer que l'Eglise catholique descend seule des apôtres, il suffit d'établir que seule elle peut dresser sa généalogie de génération en génération, en remontant sans interruption jusqu'aux apôtres, tandis que toutes les communautés chrétiennes remontent à une date relativement récente.
A l'époque actuelle, les sectes chrétiennes les plus influentes du payssontles Luthériens, les Épiscopaux, les Méthodistes, les Presbytériens, les Anabaptistes. Les autres communions protestantes sont relativement insignifiantes au point de vue du nombre, et, pour la plupart, elles ne sont que des rejetons des communautés protestantes déjà nommées.
Martin Luther, moine saxon, est le fondateur de l'Eglise qui porte son nom ; il naquit à Eisleben, en Saxe, en 1483 et il mourut en 1546.
L'Eglise Anglicane ou Episcopale doit son origine à Henri VIII roi d'Angleterre. Le refus du pape Clément VII de lui accorder le divorce avec sa légitime épouse Catherine d'Aragon, pour être libre de s'unir à Anne de Boleyn, fut la cause immédiate de son apostasie. Afin de légaliser son divorce avec sa légitime épouse, le voluptueux monarque se sépara, et avec lui sonroyaume, delà suprématie spirituelle du Pape.
« Il y aune étroite relation, ditd'Aubigné, entre ces deux divorces, )> faisant allusion au divorce d'Henri YÏII avec sa femme, et à celui de l'Angleterre avec l'Eglise: Oui, il y a la relation de cause à effet.
L'évoque Shart, historien anglican, avoue naïvement que « l'existence de l'Eglise d'Angleterre, comme corps distinct, et sa séparation définitive avec Rome, remonte à l'époque du divorce \ »
^ Histoire d'Anglelerve,^^v Thonms-V. Sliurt, évoque do S.-.\sapl)^ 14.
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Le Livre des homélies, dans un langage d'une ilallerie révoltante, appelle Henri ^ « le vrai et fidèle ministre » et lui décerne l'honneur d'avoir aboli en Angleterre la suprématie papale, et d'avoir établi un nouvel ordre de choses.
Jean Wesley est reconnu comme le fondateur de l'Eglise Méthodiste qui remonte à l'année 1729. Il eut pour berceau l'université d'Oxford, en Angleterre. Jean et Charles Wesley étaient des étudiants d'Oxford. Ils réunirent autour d'eux un certain nombre de jeunes hommes qui se consacrèrent à la lecture fréquente des saintes Ecritures et à la prière. Leur genre de vie modéré et réglé leur a mérité le nom de iMéthodistes. L'établissement des Méthodistes, dans nos contrées, doit son origine à une colonie venue d'Angleterre.
11 serait ennuyeux de donner une histoire môme succincte de chaque secte. Je me bornerai à présenter un état, sous forme de table, indiquant le nom et le fondateur de chaque religion, le lieu et la date de sa naissance et le nom des auteurs d'où je tire ces renseignements. Les sources où je puise ces exemples sont toutes protestantes.
^ Livre des homélies.
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