CHAPITRE VII
Dieu a donné à l'Eglise l'autorité d'enseigner ce qui regarde la foi et la morale ; et, dans cet enseignement, l'Esprit saint la préserve de toute erreur.
La prérogative d'infaillibilité est clairement déduite des propriétés de l'Eglise dont nous avons déjà parlé. L'Eglise est une, sainte, catholique et apostolique. En prêchant partout et^dans tous les temps le même Credo; en enseignant la vérité et la sainteté, elle est à coup sûr, essentiellement infaillible dans sa doctrine ; car ce qui est un, saint, invariable, doit être vraiment infaillible.
Que l'Eglise ait été infaillible au temps des apôtres, aucun chrétien ne le nie. Nous n'avons jamais révoqué en doute la vérité de la doctrine apostolique \ Les apôtres étaient de fait, au premier siècle, la seule autorité dans l'Eglise. Il n'y a pas de motif pour refuser à l'enseignement apostolique du dix-neuvième siècle, où nous vivons, une prérogative évidemment possédée par les docteurs et les maîtres du premier, surtout quand le Verbe divin n'insinue nulle part que ce guide infaillible doive périr avec les apôtres. Au contraire, comme les apôtres ont transmis à leurs
1 Voyez Galntes, IV, 14; I Thessal., U, 13.
successeurs le pouvoir de prêcher, de baptiser, d'ordonner, de confirmer, ils doivent leur avoir communiqué le don non moins essentiel de l'infaillibilité.
Dieu nous aime autant que les premiers chrétiens. Le Christ est mort pour nous aussi bien que pour eux, et nous n'avons pas moins besoin de maîtres infaillibles.
Il ne suffit pas de dire « nous avons une Ecriture infaillible pour remplacer l'apostolat infaillible des premiers siècles. » Car un livre infaillible ne nous est d'aucun usage sans un interprète infaillible, comme l'histoire du Protestantisme le prouve clairement.
Mais nous avons mieux que des présomptions, l'Ecriture prouve avec une évidence positive que l'Eglise ne peut errer dans son enseignement. Notre-Seigneur bien-aimé en établissant Pierre prince de ses apôtres lui dit : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'Enfer ne prévaudront jamais contre elle \ » Le Christ promet ici solennellement qu'aucune erreur ne pénétrera jamais dans son Eglise ; si elle y est tombée les portes de l'Enfer ont certainement prévalu contre elle.
Les réformateurs du seizième siècle affirment que l'Eglise a erré ; que les portes de l'Enfer ont prévalu contre elle ; que depuis le sixième siècle jusqu'au seizième elle a été plongée dans l'iniquité. Le livre des homélies de l'Eglise d'Angleterre affirme que « l'Eglise est restée ensevelie dans une damnable idolâtrie, huit cents ans et plus. » La véracité personnelle de noire Sauveur et celle des réformateurs sont ici en jeu, car Noire-Seigneur a établi un état de choses qu'ils contredisent. Qui doit être cru : Jésus ou les réformateurs ?
Si la prédiction de notre Sauveur qui assure à son Eglise l'immunité contretouteerreurest fausse, Jésus-Christ n'est pas Dieu, car Dieu ne peut pas mentir. Il n'estpas même pro-
' s, Matlh., XVI, 18.
phète puisqu'il a prédit le mensonge. Bien plus, c'est un imposteur, et tout le christianisme n'est qu'une misérable erreur et une profonde déception, puisqu'il repose sur un faux prophète.
Mais si Jésus a prédit la vérité quand il a déclaré que les portes de TEnfer ne prévaudraient jamais contre son Eglise, (et qui ose le nier?) l'Eglise alors n'a pas pu et ne saurait déchoir de la vérité. Dans ce cas, l'Eglise catholique est infaillible, car seule elle réclame cette prérogative ; seule de l'aveu de tous, elle a existé depuis le commencement. Jésus est vraiment ce sage architecte dont on parle dans l'Evangile « qui a bâti sa maison sur le roc; la pluie est tombée, les torrents sont survenus, les vents ont soufflé, ils ont heurté contre cette maison, elle n'a pas été ruinée, car elle était fondée sur le roc \ »
Jésus envoie les apôtres avec le plein pouvoir de prêcher l'Evangile: « Gomme le Père, dit-il, m'a envoyé, moi aussi je veus envoie ^ » « Allez donc, enseignez toutes les nations, leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé ^ » « Prêchez l'Evangile à toute créature \ » « Vous me rendrez témoignage dans Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et même jusqu'aux extrémités de la terre \ »
Cette mission ne convient seulement pas aux apôtres, mais aussi à leurs successeurs, jusqu'à la fin des temps, puisqu'il a été personnellement impossible aux apôtres de prêcher à tout l'univers.
Notre-Sèigneur ne s'est pas contenté de donner à ses apôtres le pouvoir de prêcher l'Evangile, il a imposé à leurs auditeurs, sous les peines les plus sévères, l'obligation
1 s. Matth., VII, 24 et suiv.
2 s. Jean, XX, 21.
3 s. Matlh., XXVni, 19, 20.
* S. Marc, XVI, 15.
^ Actes, I, a
de les écouter et de leur obéir. « S'il arrive que quelqu'un ne vous reçoive* ni ne vous entende, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds. En vérité je vous le dis, on sera moins sévère pour la terre de Sodome et de Gomorrhe au jour du jugement que pour cette ville ^ ; » « que celui qui n'écoute pas l'Eglise soit pour nous comme un païen ou un publicain ^ » « Celui qui croit sera sauvé, celui qui ne croit pas sera condamné ^ » c( Celui qui vous écoute m'écoute; celui qui vous méprise me méprise. Celui qui me méprise méprise Celui qui m'a envoyé \ »
D'après ces passages, nous voyons, d'un côté, que les apôtres et leurs successeurs ont reçu le plein pouvoir d'annoncer l'Evangile, et de l'autre que leurs auditeurs sont obligés de les croire avec docilité et de leur obéir, non par une pure complaisance extérieure, mais par un assentiment intérieur de l'intelligence. Si donc l'Eglise catholique pouvait annoncer Terreur, Dieu n'en serait-il pas responsable? L'âme fidèle ne pourrait-elle pas dire en toute humilité et en toute vérité : C'est vous, ô Seigneur, qui m'avez commandé d'écouter votre Eglise. Si j'ai été trompée en lui obéissant, vous êtes la cause de mon erreur.
Nous pouvons être assurés que cette Providence toute sage qui ordonne à son Eglise de parler en son nom, la conduira de telle sorte dans les pâturages de la vérité, qu'elle ne jettera jamais dans l'erreur ceux qui suivent ses enseignements.
Comme le privilège de l'infaillibilité était une très grande faveur, notre Sauveur le confère à l'Eglise, dans un langage qui dissipe tout doute même pour l'investiga-
1 s. Matth., X, 14, 15.
aS.Matth., XVHI, 17.
3 s. Marc, XVI, 16.
'^ S. Luc, X, 16.
teur le plus difficile, et dans des circonstances qui donnent plus de poids à la majesté de sa parole. Peu avant sa mort il console ses disciples par cette promesse : « Je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, afin qu'il habite à jamais avec vous,
« Quand l'Esprit saint sera venu il vous enseignera toute vérité \ »
Le texte suivant d'une égale importance rappelle les dernières paroles de notre Sauveur, citées dans l'Evangile de saint Matthieu : « Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez donc et enseignez toutes les nations ; •— apprenez-leur à garder, tout ce que je vous ai ordonné. Et voilà que je suis avec vous jusqu'à la consommation du monde ^ »
Il commence par affirmer son autorité et sa mission divines : « Tout pouvoir m'a été donné. » Ce même pouvoir il le délègue à ses apôtres et à ses successeurs : «Allez donc et enseignez les nations. » Il ne leur donne pas des instructions, pour propager au loin des bibles par toute la terre, mais pour enseigner par la parole: «Et voilà que; » notre Sauveur ne fixe jamais l'attention de ses auditeurs, en employant l'interjection : Voilà que à moins qu'il ne doive faire quelque communication solennelle et extraordinaire. Il est certain qu'une déclaration importante va suivre cette parole. « Voilà que je suis avec vous ; » ces paroles «je suis avec vous» sont fréquemment citées dans les Ecritures par le langage que Dieu tient à ses prophètes et aux patriarches; toujours elles impliquent une présence spéciale et une vision particulière de la divinité ^ Dans les exemples donnés elles conservent leur même signification. Jésus-Christ dit d'une manière équivalente, moi qui suis « la voie, la vérité et la vie » je vous défendrai de
i s. Jean, XIV, IG ; XVI, 13.
2 s. Matth., XXVIII.
^ Exod. III, 12; Jérémie, XV, 20 etc.
toute erreur et je vous guiderai dans vos discours. Je serai avec vous, uon seulement durant votre vie mortelle, non seulement durant un siècle, mais tous les jours, dans tous les temps, sans interruption jusqu'à la fin du monde.
Ces paroles de Jésus-Christ établissaientdeuxfaitsimportants : 1° la promesse de préserver son Eglise d'erreur; 2^ la promesse de continuer sa présence dans l'Eglise, sans en excepter un seul instant, jusqu'à la fin du monde.
C'est en outre le sentiment de l'Apôtre des nations écrivant aux Ephésiens : Dieu « en a établi plusieurs apôtres, d'autres prophètes, quelques-uns évangélistes, les uns pasteurs, les autres docteurs pour la perfection des saints et l'achèvement de son ministère, pour l'édification du corps de Jésus-Christ, jusqu'à ce que nous nous rencontrions tous dans Tunilé de la foi... afin que nous ne soyons plus des enfants agités çà et là, qui se laissent emporter à tout vent de doctrine par la malice des hommes habiles à jeter dans l'erreur \ »
S'il faut en croire plusieurs personnes, cette franche déclaration des Ecritures serait une supposition sans preuve en faveur de l'infaillibilité que nous donnons à l'Eglise. Considérez pourtant les conséquences qui découleraient d'une telle dénégation.
Si votre Eglise n'est pas infaillible, elle peut donc errer, car il n'y a pas de milieu entre posséder l'infaillibilité et être sujet à l'erreur. Si votre Eglise et ses ministres peuvent faillir dans leur enseignement doctrinal, comme ils l'admettent, ils peuvent vous prêcher l'erreur au lieu de la vérité. Dans ce cas vous êtes incertains, et vous ne savez plus si vous écoutez la vérité ou l'erreur. Si vous doutez vous n'avez pas la foi ; car la foi exclut tout doute et ainsi vous déplaisez à Dieu car « sans la foi il est impossible de plaire à Dieu -. » La foi et l'infaillibilité se
1 Epbésieus, IV, il, 14.
2 Hébreux, XI, 0.
donnent mutuellement la main. L'une ne peut exister sans l'autre. Il ne saurait y avoir de foi dans l'auditeur, à moins que Torateur n'ait une autorité exempte d'erreur. Son autorité doit être fondée sur une connaissance si sûre, qu'elle exclut, en ce qui le concerne, la possibilité d'errer. Elle suppose une véracité si absolue qu'elle écarte tout danger de déception dans celui qui écoute ses paroles.
Vous admettez certainement l'infaillibilité dans les sciences physiques ; pourquoi la niez-vous dans la science du salut ? Le matelot guidé par sa boussole sait, au milieu de la tempête qui gronde et dans l'obscurité de la nuit, qu'il poursuit directement sa marche vers la ville qui est le but de son voyage. Et nous n'aurions pas besoin d'un guide également infailUble pour nous diriger vers la cité de Dieu dans le Ciel ?
N'esl-ce pas étrange que l'Eglise soit obligée de se défendre aux yeux du monde,pour avoir simplementdéclaré qu'elle dit la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité ?
Enfants de l'Eglise, remerciez Dieu de vous avoir faits membres d'une communion dans laquelle vous êtes préservés de toute erreur dans la foi, et de toute illusion dans la pratique de la vertu. Vous êtes heureusement étrangers à tous ces conflits intérieurs, à ces doutes perplexes, à ces agitations effrayantes qui tourmentent les âmes dont l'examen privé est le seul guide. Vous ne voguez pas comme les autres sur un océan d'incertitudes « emportés par tout vent de doctrine. » Vous n'êtes pas « comme des aveugles conduits par des aveugles. » Vous n'êtes pas non plus comme ceux qui sont dans un désert spirituel coupé par des sentiers écartés, ne sachant lequel il faut suivre. Vous êtes au contraire dans cette voie élevée dont parle le prophète Isaïe qui est si « droite que les insensés ne peuvent y errer \ » Vous faites partie de
» Isaïe, XXXV, 8.
cette vaste communion qui n'a ni (Haute) ni (PetiteEglise) ni (nouvelle) ni (vieille école) car vous appartenez à cette école, qui « est toujours ancienne et toujours nouvelle. » Vous jouissez de cette profonde paix et de cette tranquillité qui naît de la connaissance raisonnée de toute la vérité. Vous pouvez vous écrier en toute vérité : « qu'il est bon, qu'il est doux pour des frères de vivre * » dans l'unité d'un seul esprit et d'un seul cœur.
Remerciez encore Dieu de ce que vous appartenez à une Eglise qui a un sens si pénétrant pour découvrir et faire connaître ces fautes morales, ces fraudes déguisées sous le masque de la piété, ces projets socialistes qui se répandent si souvent, dans cette contrée, à découvert, sous les noms de moralité et de religion, mais qui, en réalité, sont subversifs de toute morale et de tout ordre. Ce sont les fruits du fanatisme, et ils servent de prétexte pour cacher les plus honteuses passions. Ni les Mormons, ni les Millérites, ni les défenseurs de l'amour pur et des droits de la femme, ne trouvent de recrues dans l'Eglise catholique. Elle ne souffrira jamais que ses enfants soient séduits par ces impostures, quelque spécieuses qu'elles paraissent.
Il ressort de tout ce qui a été dit dans les pages précédentes que l'Eglise catholique ne peut être réformée. Je ne prétends pas, bien entendu, que les pasteurs de l'Eglise soient personnellement impeccables et sans péché. Tous les maîtres de l'Eglise, depuis le Pape jusqu^au plus humble prêtre, sont exposés à tout moment, comme les simples fidèles, à déchoir de la grâce et à se trouver dans la nécessité de se réformer. Nous portons tous « ce trésor d'innocence dans des vases d'argile \ »
Mais j'entends que l'Eglise n'est pas susceptible de réforme dans sa doctrine. L'Eglise est l'ouvrage d'un Dieu incarné. Elle ne peut donc pas être réformée. N'est-ce pas
1 Psai., CXXXII.
pour des hommes le comble de la présomption de vouloir perfectionner l'œuvre de Dieu? N'est-ce pas ridicule que les Luther, les Calvin, les Knox, les Henri et mille autres moins connus, s'offrent pour amender la constitution de l'Eglise, comme s'il s'agissait d'une constitution humaine?
Notre Sauveur lui-même n'a jamais cessé de gouverner personnellement son Eglise. Ce sera toujours assez tôt pour les faibles mortels de prendre la direction du vaisseau lorsque le grand capitaine aura abandonné le gouvernail.
Un gentleman protestant, qui avait reçu une éducation très libérale, me disait avant l'ouverture du dernier concile œcuménique : « Un ami m'assure, monsieur, que dans un conclave secret, tenu dernièrement à Rome, on avait résolu de revenir sur le dogme de l'Immaculée Conception, et de l'abolir au prochain concile général ; qu'en fait, la définition était une erreur, et que la méprise de 1854 serait réparée en 1869. » Je lui répondis qu'aucune semblable question ne pouvait évidemment être agitée dans le concile; que les décrets doctrinaux de l'Eglise étaient irrévocables, et que le dogme de l'Immaculée Conception, une fois défini, l'était pour toujours.
Si l'on pouvait fournir la preuve que, dans un seul cas, l'Eglise a cessé d'enseigner une doctrine de foi antérieurement professée par elle, ce seul exemple serait son coup de mort ; elle ne serait plus admise à faire valoir ses titres à l'infaillibilité. Il est un fait merveilleux, digne de remarque, c'est que, dans toute l'histoire de l'Eglise, si l'on remonte du dix-neuvième siècle au premier, on ne trouve aucun exemple d'un Pape ou d'un concile général ayant rapporté un décret de foi ou de morale promulgué par un Pontife ou un concile précédents. Le passé suffît pour nous montrer que l'Eglise ne tolérera dans l'avenir aucun changement doctrinal.
Si, comme nous l'avons vu, l'Eglise a l'autorité même de Dieu pour enseigner, et si elle ne définit que la vérité, n'est-ce pas le devoir de tout chrétien d'entendre sa voix et d'écouter son commandement? Elle est l'organe du Saint-Esprit. Elle est le représentant de Jésus-Christ qui lui a dit : « Celui qui vous écoule m'écoute ; celui qui vous méprise me méprise. » Elle possède la vérité. C'est le propre de Tesprit humain d'embrasser la vérité partout où il la trouve. Ce serait donc non seulement un acte d'irrévérence, mais de pure folie, de désobéir à la voix de cette mère qui ne saurait se tromper.
Si un citoyen doit obéir aux lois de son pays, quoiqu'elles ne soient pas en tous points conformes à la stricte justice; si un enfant est tenu, d'après la loi divine et humaine, d'obéir à sa mère, bien qu'elle puisse parfois errer dans son jugement, combien sommes-nous plus étroitement obligés d'être dociles aux enseignements de l'Eglise catholique, notre mère, dont les avertissements sont- toujours justes, dont les préceptes sont immuables?
« Pendant vingt ans, fait remarquer un protestant récemment converti, j'ai combattu et j'ai lutté contre l'Eglise avec toute l'énergie de ma volonté. Lorsque je devins catholique, tous mes doutes cessèrent, mes recherches aussi. Je fus comme un petit enfant et semblable au nourrisson qui bégaie; je m'abandonnai dans les bras de ma mère. » Par le baptême, les chrétiens deviennent enfants de l'Eglise, sans égard à celui qui verse sur eux l'eau régénératrice. Si elle est votre mère, où est votre amour et votre obéissance? Quand l'enfant cherche sa nourriture dans le sein de sa mère, il ne la discute pas. Quand il reçoit des instructions de sa mère, jamais il ne doute : il croit par instinct. Quand la mère tend sa main, l'enfant suit sans hésiter. Le chrétien devrait avoir pour sa mère spirituelle toute la simplicité et je pourrais dire toute la
crédulité d'un enfant guidé par les instincts de la foi, « à moins que nous ne devenions, dit Notre-Seigneur, comme de petits enfants, nous n'entrerons pas dans le royaume du GieP. » « Gomme des nouveau-nés, désirez le lait raisonnable, sans ruse, afin que de la sorte vous puissiez grandir dans le salut ^ » Sa nourriture ne renferme aucun poison; sa doctrine aucun artifice.
iS. MaUh., XVm, 3.
2 s. Pierre, H, 3.