SLPUI::.MAT1E DU PAPE
priant le pontife de confirmer son élection au patriarcat de Gonstantinople. Sur le refus du pape, refus qui lui fut dicté par sa conscience, Photius rompit avec la communion de l'Eglise catholique, et devint l'auteur du schisme grec.
Nous venons de rappeler quelques exemples pris au hasard dans l'histoire ecclésiastique. Nous voyons des prélats, trèséminents par leur sainteté et leur science, occupant dans l'Eglise d'Orient une position très élevée, de plus, fort éloignés de l'influence de Rome, en appeler des décisions de leurs évêques et de leurs conciles, à l'arbitre suprême de l'Eglise de Rome. Si tout cela ne constitue pas une juridiction supérieure, qu'on dise alors ce qu'il faut entendre par là.
II. Les chrétiens de toutes les sectes admettent l'orthodoxie des Pères des cinq premiers siècles de TEglise. Personne n'a jamais révoqué en doute la foi de docteurs tels que les Basile, les Ghrysostome, les Gyprien, les Augustin, les Jérôme, les Ambroise, les Léon. Ils étaient les gardiens reconnus de la vraie doctrine, et les représentants vivants « de la foi jadis annoncée aux saints. » Ils étaient à leur époque pour l'Eglise ce que Pierre, Paul et Jacques avaient été pour l'Eglise à son berceau. Nous les consultons indistinctement sur la foi de cette époque, car où ironsnous chercher les paroles de vie si ce n'est auprès d'eux?
Les Pères de l'Eglise rendent hommage aux évêques de Rome comme à leur supérieur. Les Jimites restreintes que je me suis fixées dans ce petit volume, ne me permettent pas de donner des extraits de leurs écrits. Nous renvoyons le lecteur qui ne connaîtrait pas le langage original des Pères, ou qui n'aurait pas leurs écrits sous la main, à un ouvrage qui a pour titre: Foi des catholiques, où il trouvera, dans une traduction anglaise, de nombreux extraits de leurs ouvrages vengeant la suprématie des papes.
IIJ. Les conciles œcuméniques nous fournissent une nouvelle et éloquente défense de la suprématie du Pape. Un concile œcuménique est une assemblée de prélats, représentant toute l'Eglise catholique. Un concile général est pour l'Eglise, ce que les corps exécutif et législatif de Washington sont pour les Etats-Unis.
Jusqu'à nos jours, dix-neuf conciles œcuméniques ont été tenus^ y compris le concile du Vatican; les onze derniers en Occident, et les huit premiers en Orient. Je ne m'arrête pas aux conciles d'Occident, puisque personne ne nie qu'ils ne soient soumis à l'autorité du Pape.
Je dirai en peu de mots quelle a été l'autorité du Saint- Siège dans les huit conciles orientaux.
Le premier concile général a été tenu à Nicée en 325 ; le second, à Gonstantinople en 381 ; le troisième, à Ephèse en 431; le quatrième, en Ghalcédoine en 451; le cinquième, à Gonstantinople en 553; le sixième, dans la même ville en 680 ; le septième, à Nicée en 787 ; et le huitième, à Gonstantinople en 869.
Les évêques de Rome ont convoqué ces assemblées, ou au moins ont consenti à leur convocation, ils les ont présidées toutes par leurs légats, si l'on en excepte le premier et le second concile de Gonstantinople, et ils en ont confirmé tous les décrets par leur autorité. Avant d'avoir force de loi, les actes du concile devaient être sanctionnés par la signature du Pape, comme les décrets du Gougrès n'ont aucune valeur sans la signature du Président.
N'est-ce pas une preuve frappante de la prlmatie?Le Pape convoque, règle, sanctionne les synodes, non par pure courtoisie, mais par autorité. Un dignitaire qui réunit une assemblée, qui préside à tous ses actes, a sûrement une plus haute autorité que les autres membres.
IV. Je me reporterai une fois 'de plus à un fait historique pour confirmer la juridiction du Pape sur toute l'Eglise. Ge fait très remarquable c'est que touiea les