‹ La foi de nos pères, ou, Exposition complète de la doctrine chrétienneChapitre 49 sur 59 · CEREMONIES DE LA MESSE · texte numérisé non relu

CEREMONIES DE LA MESSE

lui-même, comme autant d'abominations inventées par le Papisme. Mais, naguère, un meilleur esprit s'est emparé d'une portion notable de l'Eglise protestante épiscopale. Après avoir épuisé toute leur rage contre nos ornements, et les avoir livrés au mépris comme les haillons des femmes perdues de Babylone, les membres de l'Eglise ritualiste sont passés, avec une dextérité remarquable, d'une extrémité à l'autre. Ils revêtent nos habits, répandent notre encens, érigent des autels dans leurs églises et les ornent de fleurs et de candélabres.

Ces ritualistes, cependant, se distinguent aisément des vrais prêtres, et si l'un d'entre eux se présentait dans ces habits mal ajustés au Père des fidèles, le vénérable pontife s'écrierait comme le patriarche de la loi ancienne: « La voix est bien celle de Jacob, mais les mains sont d'Esaû. » Je sens les vêtements du prêtre, mais j'entends la voix du curé.

Daigne Dieu accorder à nos frères égarés qu'après avoir revêtu nos habits sacerdotaux, ils puissent revêtir notre foi, afin que leurs discours soient conformes à leurs costumes I Après avoir déposé leurs étoles terrestres, puissent-ils mériter comme tous les prêtres fidèles d'être vus: « Se tenant debout devant le trône, en face de l'agneau, avec des étoles blanches et des palmes dans leurs mains... s'écriant: salut à notre Dieu qui siège sur le trône et à l'agneau * I »

1 Apocalypse, VII, 9, 10.

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