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(1) 1 Corint., 1.
(2) I Corint., v.
SAINTETÉ DE L'ÉGLISE 5) Saint Charles Borromée, le neveu d’un pape régnant, a été le plus grand réformateur de son siècle. Toute a carrière épiscopale a été consacrée à redresser les mœurs du clergé et du peuple. Barthélemy, archevêque de Braga, en Portugal, a prêché, dans les grandes villes comme dans les plus petites, une incessante croisade contre l'iniquité. Saint Ignace de Loyola, saint Alphonse et leurs compagnons ont été, dans l’Europe, des réformateurs illustres et ils ont vu leurs efforts couronnés de succès. Saint Philippe de Néri a été appelé l’Apôtre de la Rome moderne, à cause de ses heureux succès pour détrôner le vice dans cette ville. Tous ces apôtres catholiques prêchaient autant par leurs paroles que par leurs exemples.
Comment comparer Luther, Calvin, Zwingle, Knox et Henri VIII, à ces pieux et saints réformateurs, au point de vue du caractère moral et des fruits de leurs tra-
vaux? La vie privée de ces chefs de la Réforme a été souillée par la cruauté, la rapine et la licence. Et comme résultat de leur propagande, l'histoire rappelle des guerres civiles, du sang répandu, d'amères luttes religieuses et le démembrement de la chrétienté en des milliers de sectes.
Au lieu de seconder l'autorité légitime, pour l’aider à éteindre les flammes que les passions des hommes avaient allumées dans la cité de Dieu, ces hommes sans foi fuyaient loin des citadelles qu'ils avaient fait vœu de défendre. En rejoignant les ennemis, ils avaient hâte d'attiser le feu, et d'augmenter la commotion. Ils renversaient vous les autels, sur lesquels ils avaient naguères sacrifié en qualité de prêtres consacrés (1). Ils sanctionnaient la rébellion en minant le principe de l’autorité,
(1) Luther, Zwingle et Knox avaient été ordonnés prêtres. Calvin avait fait des études pour être prêtre : toutefois il ne reçut jamais les ordres sacrés.
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Quelle noble occasion ils ont perdue de gagner pour eux-mêmes une gloire immortelle et devant Dieu et devant le: hommes! Si, au lieu de lever l’étendard de la révolte, ils avaient livré la guerre à leurs passions, s'ils avaient combattu avec les réformateurs catholiques, contre l'impiété, ils seraient aujourd’hui salués comme les vrais soldats de la croix. Ils seraient vénérés par les papes, par les évêques, par le clergé et par les honnêtes gens. [IS seraient aujourd’hui honorés sur nos autels, et auraient une place marquée dans nos temples à côté des Charles Borromée et des Ignace de Loyola. Au lieu d'une armée de chrétiens divisés, nous contemplerions une chrétienté unie, se répandant d’une manière irrésistible, de nation en nation, pour amener tous les royaumes à la connaissance de Jésus-Christ.
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