‹ La foi de nos pères, ou, Exposition complète de la doctrine chrétienne [microforme]Chapitre 48 sur 83 · RS OS EE ©, D · texte numérisé non relu

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n'avait aucuns moyens de porter certaines peines contre les évêques qui avaient trempé dans les communidades (ou communes), qui luttaient pour leurs droits et leurs libertés, il s'arrêta au projet de les faire juger par l’inquisition.

‘““L'inquisition a donc été, dans son esprit et dans ses tendances, une institution politique. Le pape avait intérêt à la faire disparaître et il le fit. Mais le roi avait tout intérêt à la soutenir (1).”

Que l'inquisition ait agi en dehors de l'influence du Saint-Siège, que même la hiérarchie catholique soit tombée sous l'autorité de ce tribunal royal, il est facile de le prouver par le fait suivant. Après la réunion du concile de Trente, Barthélemy Caranza, Archevêque de Tolède, fut arrêté par l’inquisition, sous l’accusation d’hérésie, I1 ne put être remis en liberté ni par l’intervention de Pie IV, ni par les remontrances du concile.

Il est vrai que Sixte IV, cédant aux importunités de la reine Isabelle, consentit à son établissement, quand on lui eut fait remarquer que l’inquisition était nécessaire à la conservation de l’ordre dans le royaume. En 1481, un an après son établissement, quand les Juifs se plaignirent à lui de sa sévérité, le même pontife lança une bulle contre les inquisiteurs, comme Prescott nous l’apprend; dans cette bulle, ‘il leur reproche leur zèle intempestif, et les menace même de déposition.” Il écrivait à Ferdinand et à Isabelle ‘‘que la miséricorde envers les coupables était plus agréable à Dieu que la sévérité dont ils faisaient usage.”

Quand le Pape se vit impuissant à déraciner le mal, il encouragea les victimes à venir à Rome, où elles trouveraient un asile et une protection. En deux ans, il reçut ainsi quatre cents réfugiés d'Espagne. Les a-t-il renvoyés, ou en a-t-il tiré vengeance une fois qu'ils se

(1) Empires ottoman et espagnol, par Léopold Rank.

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