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trouvèrent dans ses Etats? Nullement, Ils ont été confirmés dans tous leurs droits de citoyens. Dès lors, comment penser que le Pape aurait encouragé en Espagne le meurtre légal de ces hommes qu'il mettait à l'abri de toute violence dans sa propre ville, pendant qu'il aurait pu les briser avec impunité ? Je ne trouve aucun exemple authentique d'un Pape condamnant à mort, dans ses propres Etats, une seule personne pour le seul motif de religion,
Bien plus, quand le Pape ne pouvait arriver jusqu'aux victimes, il censurait et excommuniait l’inquisiteur, et il protégeait les enfants de ceux dont on avait confisqué la propriété en faveur de la couronne.
Après une longue lutte, il réussit à empêcher le gouvernement espagnol d'établir son inquisition à Naples ou à Milan, qui dépendaient alors de l'Espagne, si grande était son horreur pour to’ :s ces cruautés!
Résumons-nous. J'ai essayé de montrer que l’Eglise décline toute responsabilité dans les excès de l’inquisition d’Espagne; que les cruautes ont été grossièrement exagérées; que l’inquisition a été un tribunal purement politique ; que les prélats catholiques étaient soumis à ses sentences, aussi bien que les Juifs et les Maures; enfin, que le Pape désapprouva ce tribunal et fit de sérieux efforts pour en détruire le caractère sanguinaire.
Et c'est Rome qui doit supporter tout l'odieux de l’inquisition ?
Je prie du fond de mon cœur pour que l'intolérance religieuse ne prenne jamais racine dans nos contrées si favorisées; que ce roi seul ait le pouvoir de forcer nos consciences qui est le Roi des rois; que la seule prison élevée contre nous pour le péché d’incrédulité ou d'erreur soit la prison d'une conscience troublée, et que le seul motif d'embrasser ja foi soit non la crainte de l’homme, mais l’amour de la vérité et de Dieu.