RESTE EN
Dieu fut connue.” (Saint Augustin, sur le LIv° psaume, 22)
Cette sorte de prrerès dans la foi, nous pouvons et nous devons l'a imeitre, sans au’on puisse en conclure que la vérité a &u à subir piu::2urs changements, Mais, selon l’importar.e :ema-quie |'Albert le Grand: “Il serait plus correct ue i'apge!er progrès du croyant dans la foi, que progrès de la foi dans le croyant.”
Pour montrer qu’on peut admettre cette espèce de progrès, il suffit de prouver: 1° que plusieurs vérités révélées par Dieu sont contenues dans l’enseignement des apôtres d’une manière implicite, qu'elles sont moins clairement exprimées, qu’elles sont rendues avec moins de rigueur. Ce point ne peut être nié que par ceux-là seuls qui prétendent que la Bible est la seule règle de la foi; qu’elle est claire dans toutes ses parties et qu'elle pouvait être comprise par tous dès le commencement. Je m'étendrai plus au long sur ce point dans le cours de cet ouvrage. Il suffit de prouver: 2° que l'Eglise peut, dans la succession des temps, quand l'occasion s’en présen'e, exposer, développer et déterminer le sens des Ecritures, Ce point est également hors de toute contestation, et nous le voyons non seulement par l’Ecriture et par les Pères, mais encore par la conduite des protestants eux-mêmes, qui souvent se félicitent du soin et de la constance qu’ils mettent (à examiner les Ecritures), à étudier leur signification, maintenant surtout que des commentaires si nombreux ont été publiés sur les textes sacrés, Et dans quel but? Pour obtenir de plus vives clartés; pour mieux comprendre ce qui a été révélé. Nous arrivons donc à cette conclusion, qu'on ne peut révoquer en doute la possibilité d'arriver par degrés à une connaissance plus complète du vrai sens de la révé-
lation ; la seule question agitée porte sur l'autorité qu'a l'Eglise d'en proposer et d’en déterminer le sens.
Après cette longue discussion, nous venons donc forcément au seul vrai point de la querelle qui divise les non-catholiques et les catholiques, c'est-à-dire à l’autorité de l'Eglise dont je parlerai dans la suite. Je ne puis mieux conclure qu’en citant les paroles de saint Vincent de Lérins : ‘“‘Observons qu’il en est de nous en matière religieuse, intéressant le bien et Ja valeur de nos âmes, comme des corps matériels qui, vec le temps, passent par différentes phases de croissance et de développement et multiplient leurs années, tout en demeurant toujours ce qu'ils étaient dès le commencement... Etant connus l'harmonie et l'accord parfait qui unissent les commencements au résultat final, c’est une conséquence naturelle, que si nous cueillens les fruits de la vérité dogmatique, sortis du germe de la doctrine semée au Printemps de l'Eglise, nous ne trouvions aucune différence essentielle entre le grain jadis confié à la terre et celui que nous récolton aujourd’hui. Car, bien que les germes de la foi primitive aient été développés en quelques points dans le cours des âges et reçoivent encore de la nourriture et des soins, aucun d’eux cependant ne peut subir de changement essentiel. L'Eglise du Christ est une fidèle et vigilante gardienne des dogmes qui ont été confiés à sa charge. Elle ne change rien à ce sacré dépôt : elle ne lui ôte rien, elle n’y ajoute rien.''
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