‹ La foiChapitre 43 sur 88 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

L« Cmiflaaee ea Dtea et l'Esprit de Joie.

I. — Qui n'a rencontré, non-seulement dans le monde irréligieux, mais encore dans le monde qui fait profession de piété, des personnes qui sont toujours plongées dans la tristesse, et ne se complaisent que dans les contemplations lugubres et les pensées en deuil ? Pour elles tout est amer; elles ne goûtent, pour ainsi dire, les choses que par la racine. Elles voient de la poussière et des pierres sur toutes les routes de la vie, mais des fleurs sur aucune ; elles ne marchent pas, elles se heurtent; rien ne leur sert d'appui, tout leur est obstacle. A les croire, nulle chose ne chante autour d'elles ; elles n'entendent que des gémissements. Si elles voient des gens heureux, ce sont, disent-elles, des gens incompréhensibles, sujets aux illusions, et dont l'expérience n'a point été mise face à face avec la réalité. Si elles parcourent des sites joyeux, des campagnes épanouies, elles

Page 1