CHAPITRE I
L'anoar en vrai et la •îatiéwUé de VeupHi*
La vérité est la source première de laquelle découlent tout bieu, toute beauté, toute joie. Cest pourquoi le premier amour qui s'élève dans notre cœur, doit être l'amour de la vérité.
Mais, afin de mieux comprendre ce que nous devons être pour la vérité, voyons d'abord ce que la vérité est pour nous.
I. — La vérité, considérée en elle même et prise dans son acception la plus vaste, c'est ce qui est. Tout être, par cela même qu'il est, est une vérité. En sorte que Dieu, en nous mettant en rapport soit avec nous-mêmes soit avec ce qui nous entoure, nous a mis nécessairement en rapport avec la vérité.
l'amour du vrai
La vérité, en effet, pénètre en nous : elle frappe d'abord nos sens; puis, par nos sens s'insinuant jusqu'à notre intelligence, elle arrive ainsi, pour ainsi dire, jusqu'au centre de notre âme, et de là ravonne dans toutes les facultés de notre être. Ce rayonnement, quoique partout identique à lui-même, s'opère d'une manière divei*se et par des bienfaits divers sdan les divers milieux qu'il traverse : là c'est la lumière qu'il répand, ici la liberté, plus loin la vre. La vérité, une dans sa nature, est donc triple dans son rayonnement et ses bienfaits.
D*abord, c'est la vérité qui produit la lumière. Malheur aux esprits qui cherchent la lumière dans l'erreur : Terreur, c'est ce qui, tout en paraissant être, n'est pas; et comment ce qui n'est pas pourrait-il être lumineux? r<on. Terreur ne donne point la lumière réelle, cette lumière qui éclaire et qui dure ; elle ne donne que de fausses lueurs, ces lueurs passagères qui, loin d'éclairer la raison, ne font que surprendre, éblouir et illusionner Tiraagination* Bienheureux, au contraire^ les esprits qui scrutent la vérité i tôt ou taid ils y trouvent la