L'Univers, 4 mai
are ces quand même Het Mt Do ils viendraient? — Tout Rue de
ou de calomnier, de tuer ou de the de taire tort à autru ou de me livrer au vice quand même un Dieu ne me rait pas défendu par un ordre exprès. Et quand même äilr ne me l'aurait pas expressément prescrit, je me senti obligé à ne pas laisser sous mes yeux écraser l'innocent, | ne pas tremper, füt-ce par le silence, dans une injustice, à ne pas refuser un secours à mon semblable en en
NE enfantine.
Le devoir et Dieu ne font pas deux, ils ne font qu'ur Vous dites : « Il n’y a pas de devoir sans Dieu ». C'est vra si vous ajoutez aussitôt : « Il n'y a pas de Dieu sans devoi
qui n’est pas plus digne de la religion que de la moral Une puissance divine qui ne serait pas précisément justice dans sa plénitude, la vérité dans sa perfection, un. Dieu ‘distinct du Bien absolu, un Etre suprème qui pourrait avoir d'autres volontés que l'éternelle volonté du Bien, ce ne serait plus le: Dieu du christianisme ni même celu 1 de M ] Marc- AREORes d’ Aristote et ee Platon : ce serait un de ces ee
bladés sauvages. fe
Non, monsieur, je n’accuse ‘pas « les chrétiens d° abuser. les gaërants et de raconter des fables ». Je crois bien qu'il y a eu des chrétiens qui ont commis cette faute, il y en a. sans doute encore. Mais je n'en rends pas responsable le christianisme. te 48
J estime au contraire que le mérite essentiel du christia=
l'unité de la morale et de la religion : il a rompu avec A formes matérialistes des religions antiques, avec leurs