VIII PRÉFACE
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plus âpres combats, est reslé le collaborateur et. consetller des hommes poliliques auxquels ét dévolue la tâche de défendre l’école naissante | menacée; c’est lui qui a préparé toutes les mesures destinées à assurer l'indépendance matérielle et morale des instituteurs; c'est lui qui a élaboré tous les projets de loi, tous les règlements, toules les cireu à laires, sur l'inspection primaire, sur les constructions scolaires, sur les écoles normales, sur les conseils a départementaux; c’est lui qui disait alors : « Qw’est-
ce qu'une instruction nationale? C’est tout d’abord, + . : TL une instruction qui s'adresse à tous les hommes,
c’est, d'autre part, une instruction qui embrasse dans Fa chaque homme l’homme lout entier. » ET encore :
« L’instruction doit étre laïque, parce que, si nous
voulons que tout enfant acquière les connaissances que la Convention appelait déjà les connaissances nécessaires à tout homme, nous n'avons pas le droit É de toucher à celle chose sacrée qui s'appelle la con science de l'enfant, parce que nous n'avons pas le droit, ni au nom de l'État, ni au nom d’une église, ni au nom d'un parti, au nom de qui que ce soit enfin, d'empiéler jamais sur le domaine de celte liberlé de conscience, qui est le fond méme et la raison de loules les libertés. » Et encore : « C’est le. propre de la démocratie de n'aller pas chercher au “ loin les sauveurs : il faut qu’elle les trouve en elleméme. Il faut que les grandes choses, failes pour le peuple, soient failes aussi par le peuple. »
ET parce que M. Ferdinand Buisson avail occupé ainsi, pendant les phases les plus criliques de la