‹ La foi laïqueChapitre 47 sur 111 · LETTRE AU « TEMPS · texte numérisé non relu

LETTRE AU « TEMPS

Paris, 4 novembre 1903.

Mon cher Directeur,

Accusez-moi de tout ce que vous voudrez, mais non pas d’ « oscillations » sur la question du monopole de l'enseignement.

Je suis stupéfait — et navré — de voir le Temps prendre exactement le contre-pied de ce que j'avais voulu dire et cru dire. Je ne puis suspecter la bonne foi du Temps. C'est donc que je me suis bien mal expliqué et que mes paroles ont trahi ma pensée.

Mes actes, au moins, sont clairs. Depuis que la fâcheuse formule du monopole a pris faveur, je n'ai pas laissé passer une occasion de la combattre en essayant de démontrer que celle solution du problème de l’enseignement, si ellé n est pas dangereuse, est parfaitement inefficace, et, si elle était efficace, serait souverainement dangereuse.

Je l'ai dit à Marseille contre la majorité du con-

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