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RÉPONSE DE LA LIGUE CONTRE L'ATHÉISME

vices publics : le dernier lien à briser, c'était celui qui attache l'État à une ou plusieurs Églises.

Que fait maintenant le Congrès de la Libre Pensée?

Il demande que logiquement et loyalement nous acceptions la responsabilité de la méthode ainsi appliquée à nos institutions publiques.

De quel droit aurions-nous pu les laïciser l’une après l’autre et les dégager complètement de la foi en Dieu, si nous devions finalement convenir que sans celle foi il n'y a pas de morale possible?

S'imagine-t-on qu'une société puisse se passer de morale? Et s'il n'y a pas vraiment de morale sans Dieu, comment y aurait-il une société sans Ja reconnaissance officielle de Dieu?

Les libres penseurs croient au contraire qu'une morale parfaitement digne de ce nom peut se fonder, se pratiquer, se développer sans appel au dogmatisme religieux, ni même au dogmatisme purement métaphysique.

Et c'est ce que le Congrès a tenu à honneur d'affirmer. Il a une fois de plus «séparé de la morale les principes de toute religion particulière », une fois de plus répété que « toute croyance religieuse est un objet qui doit ètre laissé, sans aucune influence étrangère, à la raison et à la conscience de chaque individu ». Vous savez de qui est cette phrase? Elle est de Condorcet. Il y a de vieilles formules qui n'ont pas lrop vieilli.

Le voilà donc, notre « athéisme ». C'est la négation du théisme obligatoire comme fondement de la morale. C'est ce qu'on appelait à la fin de l'Empire «la morale indépendante ».

L'éminent président de la Ligue contre l'athéisme

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