‹ La folie a ParisChapitre 16 sur 68 · ALCOOLISME. 3 I · texte numérisé non relu

ALCOOLISME. 3 I

absolue rareté chez cette dernière, cet écart, dis-je, va s'amoindrissant dans une certaine mesure, malgré pourtant l'incessant développement de cette intoxication chez l'homme. C'est là un témoignage des moeurs adoptées par la femme. Dans une énorme agglomération urbaine comme Paris, au sein des classes ouvrières qui forment, il faut le remarquer, la clientèle ordinaire du service de l'Infirmerie spéciale, la femme tend de plus en plus à imiter l'homme dans son genre de vie, à s'associer à ses écarts de régime, à ses excès. Elle est de moins en moins au foyer, se répand au dehors pour des occupations nées de nouvelles conditions ou nécessités sociales, s'extériorise de plus en plus, si l'on peut ainsi dire, et, guettée parles mêmes occasions qui entraînent l'homme, en vient à commettre les mêmes abus.

Les résultats de la grande enquête de la Commission sénatoriale 5«r l'aliénation mentale dans ses rapports avec l'alcoolisme^ résultats consignés, d'après les documents fournis par le Ministère de l'intérieur, dans le remarquable rapport de M. Claude (des Vosges), montrent également la progression de la folie alcoolique. Mais ces résultats, comprenant une période de vingt-cinq années (i86i-i885; et portant sur l'ensemble des cas relevés dans les

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différents asiles publics d'aliénés de France, sont loin de marquer une invasion aussi rapide que celle indiquée par la statistique de Paris, prise isolément. Nous donnerons une idée de cette différence en disant que dans la statistique de rinfirmcrie spéciale la' proportion des alcooliques est double presque exactement, car elle donne environ 3o p. loo au lieu de i5 p. loo [dernière période quinquennale (i88i-i885) du rapport de M. Claude (des Vosges) (il.

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