‹ La folie au théâtreChapitre 174 sur 185 · SCÈNE VIII BERNARD, NANETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII BERNARD, NANETTE

NANETTE, cloTit 0/1 d enteudu les pas dans Vescalier. Hé ' monsieur 1 monsieur !..

BERNARD, SB dressaiit, hébété.

Hein ? quoi?...

NANETTE, derrière la porte.

Qu'est-ce qu'il y a ?... Qu'est-ce qui se passe?...

BERNARD, revenant à lui.

Ah !... c'est toi, Nanette ?

NANETTE, secouaut la porte. Mais qu'est-ce qui se passe ?

BERNARD

Ce n'est rien,

NANETTE

Ouvrez, monsieur, je vous en prie î

BERNARD, allant à la porte après avoir soufflé les bougies. N'aie donc pas peur.

(// ouvre.)

NANETTE^ entrant, affolée.

Ah ! monsieur, mais qu'est-ce qu'il y a?

BERNARD

Mais rien...

NANETTE

On a crié !...

BERNARD

Ce n'est rien... C'est moi... j'étais couché... j'ai eu une oppression... j'ai cru que j'étouffais... alors j'ai crié...

(// respire péniblement plusieurs fois.)

Ouvre la fenêtre toute grande que je respire un peu...

(Nanette tire d'un coup les rideaux de la grande fenêtre, et le jour naissant inonde la chambre de clarté et de joie. Bernard pousse un cri de délivrance et se précipite vers la fenêtre comme pour aspirer la lumière.)

Le jour, enfin !... Ça fait du bien...

NANETTE, éteignant la lampe, rangeant les meubles. Dame, un beau matin comme ça 1...

BERNARD

Ah ! je respire.

NANETTE

Le soleil va pas tarder à se lever î

BERNARD, à là fenêtre, le front dans les premiers

rayons du soleil.

Le soleil 1 il apporte la vie avec lui I... Et dire, Nanette, qu'il y a des gens qui sont morts cette nuit, et qui ne verront plus, plus jamais, le soleil.

NANETTE

Le bon Dieu les ait en pitié, monsieur, c'est une belle chose que la vie !

BERNARD

Tu crois ?

NANETTE

Bien sûr !... Allons, monsieur, restez pas là, tout triste, faut vous secouer...

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