‹ La folie chez les enfantsChapitre 13 sur 64 · AGE · texte numérisé non relu

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but l'étude des affections mentales de l'enfance, signalons cependant que dans la première enfance, c'est-à-dire jusqu'à 7 ans, prédominent les affections convulsives et les arrêts de l'intelligence. A ce propos il est à remarquer que si l'enfant (héréditairement doué) échappe aux conséquences des premières convulsions dentaires, il est rare qu'il n'arrive pas un jour à payer son tribut aux affections nerveuses qui s'y rattachent par une prédisposition dont le développement dépend des causes les plus légères.

Parfois aussi, à cette première période de la vie, on peut observer un délire qui éclatera au sujet des affections fébriles, graves, quelquefois légères.

C'est aussi à cet âge que l'on constate l'arrêt des facultés intellectuelles, morales et affectives, l'idiotie, l'imbécillité, le crétinisme ; etc.

Dans la deuxième période de la vie, l'enfant peut offrir une excitation maniaque fi'anche ou au contraire une dépression bien nette, véritable lypémanie.

Le sens moral chez certains sujets peut se dépraver de bonne heure. On voit alors une sorte de perversion enfantine qui, en l'absence des sentiments affectifs, se transforme tôt ou tard en une véritable perversion.

« N'ayant plus aucun contrepoids, dit Renaudin, les mauvais penchants puisent une force nouvelle dans le développement de la constitution, surtout à l'époque de la puberté, qui devient une crise funeste quand elle n'est pas le signal d'une transformation salutaire. »

CAUSES PHYSIQ.UES

On sait aussi que c'est à la fin de cette deuxième période, aux approches de la puberté, qu'apparaît le plus communément l'hystérie.

Tempérament. — La constitution physique peut être appelée dans certains cas à avoir un certain retentissement sur les facultés intellectuelles. C'est là aujourd'hui un fait de connaissance vulgaire qu'il n'est pas besoin de démontrer. Mais parmi ces différents états de l'organisme qu'on est convenu d'appeler des tempéraments, tous n'ont pas une égale importance. Dans l'enfance, deux tempéraments ont entre tous une influence marquée. Le tempérament nerveux et le tempérament lymphatique.

Le tempérament nerveux est par lui-même un danger incessant auquel on ne saurait trop veiller. Cet état que Griesinger définit « une disproportion entre la réaction et l'irritation, » peut être localisé dans certaines parties du système nerveux, du côté de la moelle, par exemple, ou à côté du cerveau, mais il se fait souvent sentir aussi sur tout l'ensemble des actes nerveux.

L'enfant qui possède un tempérament nerveux est d'une susceptibilité extrême : chez lui, les organes sont impressionnés par les agents les plus faibles : les facultés mentales présentent un état analogue à celui de la sensibilité et de la mobilité: les passions, les sensations sont très vives, se succèdent continuellement, mais elles ont peu de durée. Il a une grande tendance à la douleur morale : tout l'ennuie, l'afflige, le chagrine : sans volonté fixe, ses déterminations sont extrêmement mobiles.

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