DENTITION
fection (l'épilepsie) pour avo.ix couché dans un champ de navets en fleurs.
Le succin, l'asa latida, la jusquianie....etc., occasionnent parfois les mêmes accidents.
Les exemples précédents suffisent amplement à montrer combien peut être grave et énergique l'action des substances toxiques absorbées simplement par les voies aériennes. Il est bon d'avoir ces faits présents à la mémoire afin de ne pas négliger leur recherche dans Tétiologie de la maladie soumise à notre examen, leur connaissance jouant un rôle important dans le pronostic à établir.
Nous arrivons maintenant à l'étude des principales maladies d'ordre physique dont le retentissement sur les facultés intellectuelles est le plus souvent passager. Nous disons le plus souvent, car nous verrons qu'il est des cas oii cette action persiste pendant un temps très long, quelquefois même ne s'éteint qu'avec la vie. Il est utile d'être prévenu, car si le délire est une quantité négligeable chez un sujet jouissant habituellement d'une bonne santé, sans antécédents héréditaii"es nerveux ou psychiques, il n^'en est plus de même quand dans la famille il existe ou a existé des maladies nerveuses ou mentales.
Parmi les plus fréquentes et d'ordinaire les plus bénignes dans ses conséquences, se trouve la dentition.
Dentition. — «La première dentition, en causant des convulsions aux enfants, dit Esquirol, prédispose à la folie. L'éruption des dents tardives a
CAUSES PHYSIQUES
quelquefois provoqué cette maladie. » « Les convulsions (i) peuvent débuter d'emblée sans prodromes, avant qu'on ne soit prévenu de l'apparition prochaine des dents ; mais le plus souvent, elles sont précédées d'accidents locaux, d'agitation, de soubresauts. L'accès lui-même a un début brusque : les contractions convulsives peuvent rester limitées aux muscles des yeux et de la face.
Elles peuvent se propager aux membres supérieurs, au tronc et même aux membres inférieurs. Le faciès de l'eniant exprime l'effroi, la douleur; les yeux ouverts ou fermés sont déviés ou agités de secousses convulsives : les traits sont tendus, irréguliers, mobiles ; les muscles du cou, du tronc et des membres se contractent énergiquement et avec violence.
L'enfant pousse quelques cris plaintifs et entrecoupés. La circulation et la respiration sont entravées et irrégulières. La face pâle ou injectée au début devient bientôt cyanosée, les lèvres sont bleuâtres, la peau est couverte de sueurs. L'asphyxie est imminente. Enfin il y a perte de connaissance et la sensibilité elle-même est en général entièrement abolie. »
L'accès convulsif n'a pas toujours cette gravité ; s'il est limité à la face et au cou, l'intelligence n'est pas tout à fait éteinte, la sensibilité persiste, la respiration et la circulation ne sont pas entravées d'une façon notable. Il est même des cas où les seuls phénomènes morbides sont une accélération
(i; Ch. Sarazin. Dict. de médecine et de chirurgie pratiques de Jaccond, art. Dent. Dentition.