‹ La folie chez les enfantsChapitre 41 sur 64 · CONVULSIONS · texte numérisé non relu

CONVULSIONS

rappeler ici l'existence, l'ensemble ayant été décrit aux paragraphes ayant trait à la pathogénie générale.

Les convulsions peuvent être générales avec perte de connaissance, ou partielles, ce qui est plus commun, avec perte incomplète de connaissance; elles consistent en mouvements variés des muscles de la face, des yeux, du pharynx, du diaphragme, de la langue, des doigts, des mains, des avant-bras^ des membres inférieurs. De là, le strabisme, le renversement des yeux, la sortie de la langue, le hoquet, les cris étranges, les vomissements et les déjections involontaires.

Dans une thèse (i) très bien faite et qui est restée un travail qu'on consulte toujours avec fruit, M. Duclos a étudié spécialement les formes variées qu'elles peuvent présenter, le rapport qui existe entre ces formes et leur gravité, la manière dont la mort se produit et la nature de l'acte convulsil et le pronostic. C'est là, un mémoire très complet, basé sur des observations recueillies dans le service de nos maîtres de médecine enfantile. Trousseau et Blache.

« Lorsqu'on cherche, dit Duclos, à reconnaître les formes si différentes que peuvent revêtir les convulsions de l'enfance et à en comprendre la raison de cette variété si grande, on s'aperçoit bientôt que cette variété tient également à trois circonstances bien distinctes et qui méritent une égale considération.

(ij Duclos. Etudes cliniques pour servir à l'histoire de: convulsions dans l'enfance. Thèse de Paris, 1847.

FORMES PUREMENT NERVEUSES

Etudiées dans leur marche, les convulsions sont tantôt intermittentes, tantôt continues. Les premières ont pour caractère essentiel de se répéter à des intervalles soit régulièrement périodiques, soit au contraire irréguliers et avec une fréquence plus ou moins grande,seulement chaque accès est complet, c''est-à-dire qu'au moment où survient l'intervalle de repos, l'acte convulsif a complètement cessé, qu'il se soit terminé par la convulsion classique ou qu'exceptionnellement, il se soit réduit à la convulsion tonique. C'est donc une série d'accès séparés par des intervalles variables qui constitue la convulsion intermittente. La convulsion continue, au contraire, se compose d'une série d'accès subintrants qui peut durer un temps plus ou moins long, quelques heures ou même un jour, sans qu'on observe un seul intervalle de repos complet, c'est-à-dire un seul moment pendant lequel toute contraction musculaire tonique ou clonique ait complètement disparu. L'accès convulsif est donc continu.

Etudiées suivant leur siège et leur étendue, les convulsions de l'enfance sont générales ou partielles : générales lorsqu'elles occupent la plus grande partie ou même la totalité des muscles : partielles lorsqu'elles sont bornées à un seul point, les muscles du visage, par exemple. La convulsion partielle est de toutes la plus intéressante : c'est à elle que se rattache la convulsion dite interne, et subsidiairement l'asthme thymique.

Etudiées enfin d'une manière analytique, quant aux divers phénomènes dont se compose l'acte convu Isif, les convulsions sont complètes ou in-

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