ÉTATS DE FAIBLESSE PSYCHIQ.UE
antérieurs. » Ce caractère s'observe aussi dans la folie à double forme. Tous les accès se ressemblent, à tel point que si l'on en a observé un avec soin on retrouve, dans ceux qui suivent, les mêmes symptômes, les mêmes conceptions délirantes, les mêmes actes, la même mai'che... etc. La durée de chaque accès ne présente que peu de variations. Aussi toutes ces conditions permettent-elles, si les accès antérieurs ont été bien observés, d'indiquer pour ainsi dire d'avance, dès le début de l'accès, les différentes manifestations qui vont se produire et même d'assigner l'époque à laquelle le malade passera d'une période à l'autre.
Les causes qui déterminent ce genre d'aliénation étant les mêmes que celles que nous avons indiquées plus haut, il n'y a pas à y revenir. Les observations sutlîsent d'ailleurs à exposer les faits.
Lunier a, dans son étude sur l'influence des événements en 1870-1871, reproduit l'observation de Rousseau d''un enfant atteint de folie à double forme (i).
Nous n'insisterons pas plus longuement sur cette affection. Il y a dans la science de nombreux exemples qui prouvent que, chez l'enfant, la folie à double forme ne diffère pas de la folie à double forme chez l'adulte.