‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 13 sur 298 · Évangile de Lucas, XII · texte numérisé non relu

Évangile de Lucas, XII

«. Ernest Henan. Vie de Jésus, Paris, Michel Lévy» 1867, p. d26.

LES RÈGLES MORALES INSPIREES PAR l'oRGUEIL li

cause de lui, il ignore les demi-mesures et les à peu près. Il demande tout, il veut tout ^ »

« Il ne tient qu'à une chose, mais il la réclame avec une exigence entière : c'est qu'on s'attache à lui, qu'on vive et qu'on meure pour lui, qu'on s'unisse à lui par une foi profonde et vivante, par un acte moral qui lie l'être tout entier. Le reste importe peu^. »

Sur ce point toute une page de Godet est à citer : « C'est la sympathie pour lui, Jésus, qui est, si Ton peut ainsi dire, la bonne œuvre dans la bonne œuvre .. Le bien dans le bien, c'est l'amour pour lui, et le crime dans le crime, c'est le mal qu'on lui fait. La prière infailliblement efficace est celle de deux ou trois personnes priant en son nom. La vigilance réelle consiste à l'attendre, lui, le Seigneur qui revient, et la condition de l'entrée avec lui dans sa gloire, c'est d'être prêta le recevoir à sa venue. Si les vierges folles sont rejetées, c'est pour n'avoir pas rempli ce devoir envers lui. Le confesser icibas, c'est le moyen d'être reconnu par lui là-haut, comme aussi le renier, c*est prononcer sa propre sentence. Les relations de la vie humaine les plus intimes et les plus sacrées doivent rester constamment subordonnées au lien qui unit à Jésus le croyant, tellement que celui-ci soit prêt à les rompre, à « haïr père, mère, enfant, femme, sa propre vie » si le bien suprême exige ce sacrifice. L'acte le plus décisif de la vie morale, la condition indispensable pour pouvoir un jour retrouver sa vie — se donner, se perdre — cet acte ne s'accomplit que pour l'amour de lui. Jésus décrirait-il autrement la relation de l'homme avec Dieu ^ ? »

1. Edmond Stapfer. Jésiu-Christ pendant son ministère. Paris, Fischbacber,

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