‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 135 sur 298 · Évangile selon Lévi dit Matthia^ V · texte numérisé non relu

Évangile selon Lévi dit Matthia^ V

iKS LA FOLIE DE JESUS

Le jour où on lui réclama l'impôt du temple, le schekel sacré (1 fr. 63), le Fils de lahvé fut obligé d'envoyer Schiméôn bar-Iona à la pèche. Le statère de la légende, c'était le prix du poisson.

On vivait au jour le jour ; pour le reste on s'en remettait au Père :

« Point de souci pour votre vie de ce que vous mangerez ou de ce que vous boirez^ ni pour votre œrps de quoi vous serez vêtu... Ce sont les gotm qui s* inquiètent de tout cela, mais vous^ votre Père le céleste sait que vous en ai^z besoin. Ne vous mettez point en souci pour le lendemain^ car ce lendemain prendra soin pour lui-même. A chaque Jour suffit son mal^. »

« Notre Père^ donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien'^. »

Le Père se manifestait alors par les employés du bureau de bienfaisance.

Ce bureau existait dans chaque agglomération et tout Israélite ayant au moins trois mois de résidence était tenu de contribuer à son entretien. C'était une institution analogue à la sacah des musulmans. Chaque jour, on distribuait des aliments aux pauvres.

leschou bar-Iossef et ses disciples durent souvent participer à ces aumônées, tels les agyrtes et les moines mendiants. Ils durent aussi, de temps à autre, recevoir, de la main des diacres, quelques leptas puisés dans le tronc de la synagogue ou dans la sébile des collectes schabbathiques.

A Hiérusalem, les gens aisés étendaient devant leur porte, au moment du repas, une serviette, la mappah^

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