‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 149 sur 298 · Jules Soury. Jésus et la religion d'Israël, 1898, p · texte numérisé non relu

Jules Soury. Jésus et la religion d'Israël, 1898, p

SiO LA POLIB DE JESUS

« Comprend-on, écrit Peyrat^ qu'un homme mêlé à la foule qui encombrait les portiques assaille d'injures et de coups de fouet des marchands qui faisaient leur commerce régulièrement, sous la protection des autorités, au nom de la religion et au profit du temple?... Aujourd'hui celui qui traiterait de cette façon les marchands qui vendent aux portes des églises des croix, des chapelets et des paroissiens serait arrêté comme perturbateur et comme fou, et il devrait s'estimer heureux que la police arrivât à temps pour l'arracher aux mains de la foule *. »

La relation de cet acte avec le délire du théomégalomane est exprimée d'une façon curieuse par un théologien protestant, :

« Assurément, écrit-il, on ne conteste pas son droit en pareil cas: Fils de Dieu, en visite officielle (!) dans le palais de son Père, il pouvait légitimement y réprimer les abus en mattre. »

En effet le temple de Hiérusalem était, aux yeux de leschou bar-lossef, « la maison de son père^^ ». Or il disait, s'adressant à lahvé : « Tout ce qui t'appartient nCappartient^. » Le temple de Hiérusalem était donc sa propre maison et il pouvait a légitimement » en chasser les marchands et les changeurs.

Comment fut-il conduit à exécuter cet acte vésanique ?

J'ai montré, dans le tome III de cet ouvrage, que la haine du Fils de l'Homme contre les incrédules avait été exaspérée par les échecs successifs qu'il subissait depuis plusieurs mois et surtout par le « four » de son entrée solennelle à Hiérusalem ; mais je n'ai point dit pourquoi

1. Peyrat Histoire élémentaire et critique de Jéeoê. Paris, Michel Lévy, 1864, p. 2H5.

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