‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 168 sur 298 · EN MOI · texte numérisé non relu

EN MOI

Je suis le cep et vous êtes les sarments ; qui reste en moi et moi en lui porte beaucoup de fruits ; car hors de moi

vous NE POUVEZ RIEN FAIRE.

la paralogie thematique chez lesghou 241

Si quelqu'un ne reste en moi, il est retranché gomme la BRANCHE ET IL SECHE ; puis OH le ramosse^ on le jette au feu et on le brûle. Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous désirerez et cela vous adviendra. Que vous rendiez beaucoup de fruits^ voilà ce qui glorifie mon père et alors devenez-vous mes disciples.

Comme le père m'a aimé, ainsi vous aimè-je ; tenez-vous EN mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous vous tiendrez en mon amour, de même que fai gardé les commandements de mon père et que je me tiens en son amour. Je vous ai ainsi parlé afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite.

Mon commandement, c*est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés. Nul h* a de plus grand amour que celui-ci; donner sa vie pour ses amis. Vous êtes

MES AMIS SI vous FAITES TOUT CE QUE JE VOUS ORDONNE. Je ne

vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas tout ce que fait son maître ; mais je vous nomme mes amis, car tout ce que j\i appris de mon père je vous Vai fait connaître.

Ce n'est point vous qui m'avez élu, mais c'est moi qui vous AI ÉLUS, et je vous ai établis pour que vous vous mettiez à porter du fruit et que votre fruit persiste, afin que tout ce que vous demanderez au père en mon nom, il vous le donne. Je vous fais ce commandement : Aimez-vous les uns les autres.

1*6 monde vous hait-il, sachez qu^il m'a haï le premier ; si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait sien ; mais, parce que vous n'êtes pas du monde et que je vous en ai retirés en vous élisant, le monde vous a en haine. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite: « Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. » S'ils m'ont persécuté, aussi vous persécuteront-ils ; s'ils ont gardé ma pa-

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role^ ^aussi i§arderonl'iils la ifàtm.. Mais 4oiU oela^ Us vous le ^feront à, eause de mon nom^^arce qu'Us ne cannaisseMt ft&inl Celui qui m'a enooyé. Si Je n* étais point uenu et que ^e 4ie leur ^usse , point parlé y ils n'diuruient pas de péché; mais ntainUejuant ils ne peuvent avoir d'-excuse de ./«kt faute. Qui jm'a £n haine a aussi en haine mon père. 'Si JiE

n'avais point, parmi eux, accompli les œuvres que ISXfL AUTRE

n'aurait accomplies (las cures miraculeases), ils ;SisaAiENT

SANS PfiCMfi^ MAIS ILS XBS «ONT VUES ET, MAITRE <:£LA, ONT AS-

.TESTÉ £T MOI cET jfON «pioLE. Toul Cela €ifin çuB soU ^réoUsée la parole écrite dans leur thoKa : « 7/^ jn^-atU Âaî ffraiuite- .ment, »

Quand sera venu le Paraclet que Je \vous enven:ai de .par le père y VesprU de la vérité procédant du père^ geuti^là

RENJ^RA TEMOIGNAGE À MON ENDROIT ; et ifOUS CLUSSi VOUS ténuri-

^erez, parce que depuis le commencement iK>us êtes <wec moi.

Je vous ai annoncé ces choses afin que vous ne choppiez point. Ils vous mettront hors des syiuLgogues. V.iendi¥i même l'heure oit qui vous tuera s' imaginera servir EloIUm. Ainsi se comporteront-ils ^ parce qu'ils ne connaissent ni le père ni moi. Mais Je vous ai ainsi parlé afin que^ V heure venue, il vous souvienne que Je vous l'ai dit. Je vous Jie l'ai pas annoncé dès le commencement parce que Jetais avec vous.

Maintenant je m'en vais à Celui qui m'a envoyé et aucun de vous ne me demande . « Où vas-tu ? » maisy parte que Je vous ai annoncé ces choses, la tristesse ju rempli votre cœur^ Cependant /e vous dis la. vérité^ U vous importe que je m'en aille ; car, si Je ne m'en vais^ le Paraclet aie viendra point ; .mais, si je pars, je vous VenverraL Et, quand celui-ci sera venu, il convaincra le Jïionde^'epéckéj de fustice et de jugement; de pÉottÉ, parce Qu'jifi ne cr(hent POINT EN MOI ; de justice, parue que je m'en vais à jnan

LA PARAIiOOIfi THÉMATIQUE CHEZ lESGHOU i43

père et que vausJie me verrez plus .; de Jugement parce quelle prince de ce *mxmdB est jugé.

Tai lencore beauo^up à vous dire^ mais que v^ous ne pouvez porter maintenant, ^uis^ quand Itiisera venu^ T esprit •de vérité^ il ifous conduira en la vérité tout entière^ xcar il ne parlera poùat de par lui, mais i^ndra ce qu'il aura entendu et vous publiera les choses à venir. C'est lui qui me GLORIFIERA, Car il prendra du mien pour vous T annoncer.

tt Dnpeuy et vous ne me verrez plus ; puis encore un peu, et vous me verrez. »

Quelques-uns de ses disciples se dirent alors entre eujc.

« Que signifie ce qu'il nous dit : « Un peu, et vous ne me « verrez plus ; puis encore un peu, et vous me verrez ? » et : « Je vais vers le père ? » Ils disaient donc : « Que marque le peu dont il parle ? Nous ignorons ce qu'il prétend. »

Comprenant quils désiraient F interroger, leschou reprit :

« Vous discutez entre vous sur ce que fai dit ; « Un « peu, et vous ne me verrez plus, puis encore un peu, et vous «c me verrez. » Amen, amen Je vous dis : vous pleurerez et vous vous lamenterez pendant que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine .>e tournera en joie. La femme, quand elle enfante, est triste parce que son heure approche; mais, dès qiCelle a fait V enfant, elle ne se rappelle plus V angoisse à cause de la joie qu'un homme soit au monde. Vous donc aussi vous êtes lamentables en ce moment, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira, et personne ne vous pourra enlever votre allégresse. En ce jour vous ne ni* interrogerez plus sur rien. Amen, amen je vous dis : si vous sollicitez quelque chose du père, il vous le donnera en mon nom. Jusqu'ici vous n^avez rien demandé en mon nom; demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite.

Je vous ai rendu tout cela en figures ; vient une heure ou je ne vous parlerai plus en figures, mais que je vous entre-

tiendrai ouvertement à V endroit de mon père. En ce jour

là^ vous demanderez en mon nom et je ne vous dis point que

je solliciterai le père pour vous. En effet le père vous aibie,

PARCE QUE vous M*AVEZ AIMÉ ET QUE VOUS m'aVEZ CRU ISSU

d'Élohim. Je SUIS sorti du père et venu dans le monde; puis JE délaisse le monde pour retourner au père ^ . »

« Je suis le fils delahvé. C'est lahvé qui m'a envoyé sur la terre. lahvé parle par ma bouche. Tout ce que possède lahvé est à moi. Il faut me croire, m'aimer, m'obéir et servir ma gloire au risque d'être persécuté, excommunié et mis à mort. Ne pas m'aimer est un péché. Si l'on m'aime, on est aimé de lahvé. Si Ton me hait, c'est comme si l'on haïssait mon père. On va m'arrèter et m'exécuter, mais je vais ressusciter et remonter au ciel. »

Voilà ce que leschou-bar-Iossef nous raconte dans cette prosopopée si manifestement délirante que je n'ai jamais pu la lire sans me demander si je n'étais pas le premier des aliénistes à ouvrir les évangiles !

Si, aujourd'hui, par les monts et par les vallées de notre beau pays de France, où l'on aime tant le bon sens et la clarté, le fils d'un charpentier de village allait émettant de telles prétentions, que ferait-on ? je le demande aux médecines du clergé, de la congrégation et de la clientèle cléricale, qui est presque toujours la clientèle fortunée.

On préviendrait peut-être l'un d'entre eux, qui, sans respect pour le précédent des évangiles, s'empresserait d'envoyer le « théomane » rejoindre dans les manicomes les messies qui s'y trouvent en assez grand nombre pour que, chaque dimanche, dans chacune de nos cathédrales, on puisse réaliser le mystère de l'Eucharistie et présenter aux fidèles une épreuve vivante du fils de David et du fils de Dieu !

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