‹ La folie de Jésus (volume 2)Chapitre 213 sur 298 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

DECOUVERTE DE LA FOLIE DE lESCHOU BAR-IOSSEF 313

« Après avoir annoncé la venue du Messie, ainsi que nombre de prophètes juifs contemporains, Jésus en vint peu à peu à croire que lui-même était le Messie, le Christ *. » Il eut « le délire de sa grandeur messianique 2 », « conception délirante née à la longue. Ce ne fut que peu à peu que la conscience de son identité personnelle s'obscurcit ^ ».

Il se crut « envoyé pour sauver le monde », il crut « que lui-même n'était pas rhomme qu'il paraissait être, qu'il était un Fils de Dieu, l'Oint du Seigneur, le Messie appelant la mort et les supplices, assuré qu'il serait d'apparaître bientôt sur les nuées du ciel, de revenir sur la terre ouvrir les assises du jugement dernier, inaugurer un Monde nouveau, le royaume de Dieu * ».

« L'évanouissement progressif de la conscience de sa personnalité est sensible depuis la révélation, encore un peu vague, qu'il fit à ses disciples, au pied de l'Hermon, jusqu'au jour où, devant Caïphe et devant Pilate, il déclara si hautement qu'il était le Messie et, partant, le roi des Juifs ^. »

Donc « Jésus en était arrivé à croire que tout lui était permis, que tout lui appartenait, que rien ne lui était impossible ^ ».

« Obsédé par son intense vision intérieure ^ », «plein de foi dans sa mission et dans les vertus secrètes qu'elle lui conférait ® », il « s'imaginait accomplir des prodiges, ressusciter les morts, commander aux Agents et aux flots ^ »>.

1. Jules Soury. Jésus et les Évangiles. Paris, Charpentier, 1878, p. 29.

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